Munich – Venise à vélo – Mon guide pratique

Mise à jour le 06/05/2024
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Munich - Venise à vélo, une drôle d'idée? J'ai trouvé cette idée d'itinéraire à vélo un jour par hasard dans un groupe Facebook dédié au cyclotourisme en Europe. Quelqu'un en parlait avec quelques jolies photos et cela m'a tout de suite donné envie de me renseigner: un itinéraire passant par 3 pays différents (Allemagne, Autriche et Italie) et traversant les Alpes, il faut avouer que c'est séduisant, non?

Laurène Philippot
Laurène
Laurène est la créatrice du blog, où elle partage ses découvertes depuis 2011. City break, voyages à vélo, randonnées... Elle a toujours de nouvelles idées d'escapades!

L’itinéraire est un itinéraire “officiel” qui est balisé tout le long (même si je vous conseille vraiment de prendre la trace GPX car les panneaux sont parfois absents). Vous trouverez toutes les infos sur cette route cyclable sur le site München-Venezia. Au total, j’ai parcouru 550km, avec 4 000m de dénivelé positif entre Munich et Venise. Il y a en fait davantage de dénivelé mais j’ai passé le col le plus difficile, le Col de Brenner, en train, ce qui est recommandé. J’ai réalisé ce voyage à vélo au mois d’août.

Munich – Venise à vélo, cela vaut le coup? Mon avis

Je peux déjà vous dire que ce voyage à vélo a été au delà de mes attentes. Je m’attendais à un beau voyage, il s’est avéré sublime et est certainement l’un des voyages à vélo les plus spectaculaires que j’ai pu faire. Chaque étape de cette véloroute Munich-Venise est magnifique, avec des paysages à tomber (il faut dire que je suis particulièrement sensible aux montagnes, qui ont un effet vraiment spécial sur moi), des villes ravissantes et de belles routes cyclables. En prime, le fait de passer par trois pays différents permet de profiter d’atmosphères assez différentes, ce qui est bien sympa. Franchement, je ne peux que vous recommander de le faire si vous cherchez un itinéraire cyclable un peu sportif en Europe (sans être trop difficile non plus, cette traversée des Alpes reste accessible).

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J’ai été notamment bluffée par les voies cyclables que nous avons rencontrées de Munich à Venise. Il y avait parfois de belles pistes cyclables en asphalte, parfois des chemins de gravier nettement plus rustiques ou des pistes cyclables un peu défoncées, mais nous n’avons que très peu été sur la route avec les voitures. Et lorsque nous y étions, c’étaient globalement des routes secondaires très peu fréquentées (même en plein mois d’août!), donc rien de gênant. On ne trouve de routes plus passantes vraiment qu’à la fin de l’itinéraire, et encore cela reste vraiment correct. C’était l’une de mes grandes craintes avant le départ, notamment pour la partie italienne, mais j’ai été très agréablement surprise!

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Difficulté de l’itinéraire

L’itinéraire Munich-Venise à vélo n’est pas un itinéraire très difficile mais il faut tout de même être sportif et habitué à faire du vélo. Même si le col principal de cette traversée des Alpes peut être franchi en train, les étapes comportent toutes du dénivelé, avec de belles montées et descentes (sauf les dernières étapes) et il y a pas mal de kilomètres sur des chemins de graviers pas toujours évidents. Cela n’a rien à voir avec des itinéraires très plats et roulants comme la Vélodyssée, par exemple. Rien d’horrible non plus, je vous rassure, cela reste un itinéraire accessible dès lors qu’on est un peu sportif je pense! Ne vous laissez pas impressionner par le fait de traverser les Alpes, l’itinéraire passe en fait par des coins où il est justement facile de les traverser 😉

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Ceci étant dit, il est toujours possible d’adapter votre voyage pour le rendre plus facile: si vous prenez un vélo à assistance électrique, ce sera tranquille. Vous pouvez aussi envisager de réduire le nombre de kilomètres par étapes, mais aussi de passer par une agence comme Grand Angle qui vous portera vos bagages d’une étape à l’autre. Faire des montées avec un vélo très peu chargé, cela change tout 😉

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Quel vélo pour la rando Munich-Venise?

Si vous comptez suivre l’itinéraire “officiel” et balisé Munich-Venise à vélo, il n’y a pas de débat: il vous faudra un VTC, vélo de trekking ou un Gravel, mais en aucun cas un vélo de route. Vous le verrez dans mon récit des différentes étapes en détail, un grand nombre de kilomètres durant le voyage est fait sur des routes de gravier ou de terre. Pas la totalité, loin de là, mais suffisamment pour vraiment vous gêner si vous êtes en vélo de route, ça ne passera juste pas! Et si vous prenez la route directe pour éviter ces parties, vous louperez une grosse partie du charme de l’itinéraire, qui justement passe très peu par les routes et est en cela bien agréable…

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L’itinéraire étant tout de même bien vallonné, je vous conseille également d’avoir un vélo avec suffisamment de vitesses pour vous permettre de mouliner. Il y a pas mal de montées, celles-ci sont parfois sur des routes de gravier et elles peuvent être un peu longues. Cela passe bien, mais pouvoir mouliner est vraiment important car cela deviendrait franchement désagréable si vous deviez mettre le pied à terre trop souvent.

Sacoches et bagages

Toujours une grande question lorsque l’on part à vélo! Déjà, la première question à se poser est: porter ou ne pas porter? 😛 Vous pouvez très bien passer par une agence comme Grand Angle, avec laquelle vous aurez un service de portage de bagages: vos bagages seront transportés d’un hôtel à l’autre et vous n’aurez durant la journée que le minimum à porter. Il faut avouer que c’est très confortable!

Ensuite, si vous décidez de porter vous-même vos bagages, il faudra faire attention à réduire vraiment le poids au minimum car vous le sentirez bien, surtout en montée! Je dis ça mais n’avais de loin pas les bagages les plus minimalistes qui soient pour ce voyage, puisque j’avais par exemple emporté mon ordinateur pour trier mes photos au fur et à mesure, mais aussi mes affaires de trail pour marcher ou courir pendant mes journées sans vélo, par exemple! Mais je n’avais pas emporté beaucoup de vêtements, je faisais des petites lessives le soir dans la salle de bain de l’hôtel.

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Logeant à l’hôtel tous les soirs, je n’avais pas du tout de matériel de camping, ce qui allège considérablement. J’ai donc pu, comme toujours, partir “seulement” avec mes deux sacoches arrière Ortlieb (bien remplies!). J’avais 14kg de bagages au total (cette fois j’ai eu la bonne idée de peser avant de partir!), venant s’ajouter au poids de mon vélo Gravel qui fait environ 13kg. Comme toujours, j’avais aussi mes chaussures de vélo préférées, mes Adidas Vélosamba, et mon casque Abus Hyban 2.0 (je recommande toujours le port du casque à vélo, les chutes les plus débiles peuvent avoir de lourdes conséquences…). J’étais aussi équipée du GPS Wahoo Elemnt Roam.

Pour plus d’infos sur le choix des sacoches de vélo, je vous invite à lire l’article comment bien choisir ses sacoches de vélo de randonnée? 

Hôtels sur le parcours

Nous avons fait le choix de dormir dans des hôtels durant tout le voyage. Nous avons réservé mi-juin pour un voyage en juillet-août et c’était un peu tard: pas mal de choses étaient déjà réservées et il n’était pas forcément facile de trouver en fonction des étapes. Mais au final, j’ai été satisfaite de ce que nous avons trouvé. Voici la liste des hôtels, qui accueillaient tous les vélos dans un lieu abrité:

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Vue depuis ma chambre au Royal Hotel Cortina

Aller à Munich et repartir de Venise en train avec les vélos

Cela va peut-être vous sembler étonnant, mais voilà la partie la plus complexe de l’organisation de ce voyage! J’y ai passé plusieurs heures, à m’arracher les cheveux sur les options possibles et à essayer de réserver des places pour les vélos non démontés dans les trains…

Evidemment, tout dépend de votre lieu de départ donc vous ne pourrez pas forcément copier mon trajet, mais je pense que mon expérience peut tout de même vous aider. Sachez que globalement, dès que vous essayez de réserver un trajet international avec un vélo, vous allez vous heurter à des problèmes un peu absurdes de réservation pour les vélos depuis les sites web des compagnies, qui ne sont pas paramétrés pour. Vous pouvez très bien voir qu’un train accepte les vélos sur réservation mais ne pas réussir à réserver les places pour les vélos, par exemple… La solution dans ce cas-là est de décrocher votre téléphone et d’appeler la compagnie, ils arriveront normalement à réserver pour vous!

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Strasbourg – Munich

A l’aller, je souhaitais réserver un Strasbourg – Munich. Pour le coup, c’était assez facile. J’ai pris séparément un billet Strasbourg – Offenbourg dans un TER qui accepte les vélos non démontés sans réservation (acheté sur SNCF Connect), puis un billet Offenbourg – Munich, avec un changement à Stuttgart.

Dans ces deux derniers trains, j’ai réservé des places pour les vélos. J’ai pu acheter les billets sur le site de la Deutsch Bahn. Je vous conseille juste de prendre de la marge pour la correspondance (vous pouvez indiquer le temps de correspondance minimum que vous souhaitez lorsque vous faites la recherche sur le site de la DB) d’une part car les trains allemands ont souvent du retard et d’autre part car changer avec des vélos prend plus de temps.

Venise – Strasbourg

C’est sur ce trajet de retour de Venise en train que j’ai passé des heures à me prendre la tête sans jamais rien réussir à réserver en ligne: je trouvais soit des trains n’acceptant pas les vélos non démontés, soit des trains dont je ne savais pas s’ils les acceptaient, soit des trains acceptant les vélos non démontés que je n’arrivais pas à réserver… J’ai essayé sur le site de Trenitalia, de la SNCF, de la DB, de la CFF… Sans jamais y parvenir!

La solution est finalement venue en appelant la CFF, les chemins de fer suisses. J’ai ainsi pu réserver un Venise – Brig puis un Brig – Basel acceptant les vélos non démontés sur réservation. Depuis Basel, il y a ensuite des TER jusqu’à Strasbourg qui acceptent les vélos. Je vous conseille de vous y prendre tôt pour réserver ce type de trajet, de mon côté il y avait plusieurs trains dont les emplacements pour vélos étaient déjà complets et j’ai donc du faire le trajet en 2 jours avec une nuit à Brig à cause de cela. Toutes les réservations ont en tout cas été faites par téléphone et les billets envoyés par courrier.

Itinéraire détaillé de la route de Munich à Venise à vélo

Notre itinéraire comportait 10 jours de vélo, mais nous avions aussi prévu des journées sans vélo pour nous permettre de visiter des endroits que nous avions particulièrement envie de découvrir. Nous avions donc au total un itinéraire de 17 jours: 10 jours de vélo et 7 jours sans vélo, avec une journée à Innsbruck, trois jours à Cortina d’Ampezzo, une journée à Trévise et deux jours à Venise. Nous n’avons pas regretté nos choix: les 10 jours de vélo permettaient de faire l’itinéraire à un rythme vraiment agréable sans être trop fatigué et les journées de pause permettaient de profiter davantage des différents lieux.

Il faut aussi ajouter une journée en amont pour faire le trajet jusqu’à Munich et deux jours après dans notre cas pour rentrer en train depuis Venise (cela aurait pu être fait en une très longue journée aussi).

Jour 1 – Munich – Bad Tölz

Après être arrivés la veille à Munich et avoir rapidement profité de la ville, c’est parti! Deux itinéraires sont possibles au départ de Munich: la voie ouest et la voie est, se rejoignant toutes deux à Jenbach. J’ai pris l’option ouest.

L’itinéraire commence tranquillement en longeant la rivière Isar, qui permet de rapidement sortir de Munich. Cette étape est agréable, avec une omniprésence de verdure et d’eau grâce à la rivière. Au cours de cette journée, on est en alternance sur des pistes en asphalte et en terre.

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Nous faisons deux pauses en chemin, la première pour aller voir l’impressionnant Couvent Schäftlarn et la seconde dans la petite ville de Wolfratshausen (célèbre pour ses radeaux!).

La deuxième partie de l’étape est plus vallonnée (c’est là que l’on commence à voir les montagnes, les Alpes bavaroises à cet endroit) et mène à la sublime Bad Tölz, que je vous conseille de parcourir à pied. Un petit bain dans la rivière Isar est également une option (l’eau bien froide sur les jambes après la journée de vélo est sympa!).

Jour 2 – Bad Tölz – Jenbach

Voilà l’étape que j’ai trouvé la plus difficile de tout l’itinéraire. Déjà parce qu’elle était assez longue et avec un bon dénivelé, mais surtout parce que quasiment l’intégralité du dénivelé se faisait sur des pistes de graviers! Pas facile ni en montée, ni en descente, particulièrement avec un vélo chargé. J’ai même du mettre pied à terre deux fois (sur quelques mètres seulement).

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La première partie de l’étape, jusqu’au lac Sylvenstein (Sylvensteinsee) ne présente pas de difficulté particulière. C’est ensuite que cela se corse 😉 Cela dit, cette étape est vraiment belle tout le long: le lac est magnifique, les pistes de graviers à travers la forêt aussi.

C’est au cours de cette journée que l’on quitte la Bavière et l’Allemagne (oui, déjà!) et que l’on arrive en Autriche, dans le Tyrol. Une fois la frontière franchie, on passe par la vallée d’Achen puis on longe le lac d’Achen (Achensee), encore un lac magnifique où l’on peut d’ailleurs faire une pause baignade.

Après le lac, il reste une immense descente très raide sur un chemin de graviers (mes bras et mains s’en souviennent, j’avais mal à force de freiner!) jusqu’à l’étape du jour, Jenbach.

Jour 3 – Jenbach – Innsbruck

Pour se remettre de l’étape un peu éprouvante de la veille, voici une étape vraiment facile. De Jenbach à Innsbruck, on emprunte la Voie cyclable de la Vallée de l’Inn (Inntal), qui est l’une des plus longues pistes cyclables d’Europe: cette véloroute relie les Grisons (en Suisse) à Passau (en Allemagne), où la rivière Inn se jette dans le Danube. Plat et bien roulant, les jambes peuvent se reposer! Le paysage n’est pas le plus beau de par son côté assez industriel, mais on est tout de même entouré de montagnes, cela reste sympa! De plus, il y a de jolies pauses à faire en cours de route.

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J’avais déjà eu la chance de venir dans le coin et vous conseille de visiter le Monde du Cristal Swarovski (Kristallwelten) ainsi que la ravissante ville d’Hall-en-Tyrol.

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Jour 4 – Journée à Innsbruck

Cela faisait longtemps que j’avais envie de visiter Innsbruck et de me balader dans les montagnes environnantes: j’ai donc choisi de poser le vélo et d’y passer une journée. Je n’ai pas regretté, c’est vraiment une super ville pour les amoureux de nature et de sport!

Visite d’Innsbuck

La ville d’Innsbruck en elle-même vaut déjà le coup: c’est une ville vraiment charmante, avec une belle architecture et entourée de montagnes. J’ai eu un coup de coeur!

Randonnée à pied

Depuis Innsbruck, j’ai facilement trouvé un itinéraire de randonnée accessible en bus: la randonnée intitulée “Drei Gipfel runde” (boucle des 3 sommets) fait 11km, environ 850m de dénivelé positif et offre de superbes panoramas. J’ai adoré!

Jour 5 – Innsbruck – Mühlbach (Rio di Pusteria)

Il est (déjà!) temps de quitter l’Autriche pour rejoindre l’Italie. Au départ d’Innsbruck, le conseil donné aux cyclotouristes faisant l’itinéraire Munich – Venise à vélo est de prendre le train pour aller jusqu’en haut du Col de Brenner. Ce col est en effet très difficile à passer à vélo: 40km et 1 000m de dénivelé positif au programme, le tout sur une route avec les voitures et non sur piste cyclable. Avec mon vélo chargé, j’ai vite éliminé la possibilité de le passer à vélo et ai décidé de prendre le train. Le trajet dure 40 minutes, il y a des trains très réguliers entre Innsbruck et Brenner, il n’y a pas besoin de réserver en avance et les vélos sont acceptés (pensez juste à bien prendre un billet pour vélo avec, on peut tout acheter ensemble aux distributeurs à la gare). Super pratique!

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L’étape est ensuite globalement descendante mais ne vous y trompez pas, elle ne sera quand même pas de tout repos 😉 La piste cyclable est vraiment belle et agréable, toujours sur de l’asphalte, mais il y a pas mal de petites montées et descentes. Au moins, on ne s’ennuie pas!

On a aussi au passage de beaux panoramas et l’on traverse de jolis villes comme Vipiteno (Sterzing), vraiment charmante!

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On est ici dans le Sud-Tyrol (ou Haut-Adige), une province italienne bien particulière puisqu’elle a un statut autonome comme la Sardaigne, par exemple. Appartenant autrefois à l’Empire Austro-Hongrois, le Sud Tyrol présente la particularité d’être bilingue: tout est en allemand et italien, même les noms des villes. C’est assez amusant de voir le mélange des cultures dans cette province d’ailleurs.

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Jour 6 – Mühlbach – Toblach (Dobbiaco)

Voici sans doute l’étape que j’ai préférée sur l’itinéraire Munich-Venise. Je dis sans doute car il m’est honnêtement difficile de choisir, elles étaient toutes plues belles les unes que les autres, mais je dois dire que l’arrivée dans les Dolomites a particulièrement fait chavirer mon coeur. C’est l’étape qui présente le plus fort dénivelé, mais j’ai trouvé qu’il passait particulièrement bien.

On emprunte durant cette journée la piste cyclable du Val di Pusteria, qui alterne entre chemins de terre et d’asphalte et offre de très beaux paysages à observer. De plus, on traverse de très jolis villages aux beaux bâtiments (comme Brunico ou Villabasa) on passe le long du lac de Valdaora et l’on voit au fur et à mesure se dessiner les imposantes montagnes au loin jusqu’à arriver à Dobbiaco (Toblach), à la porte des Dolomites.

Jour 7 – Dobbiaco – Cortina d’Ampezzo

L’étape de Dobbiaco à Cortina n’est pas longue et très binaire: cela monte lentement mais sûrement sur une piste de graviers durant 20km jusqu’au Col de Cimabanche (qui marque le passage du Sud Tyrol à la Vénétie) puis cela descend jusqu’à Cortina (toujours sur graviers)!

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Cela dit, ce n’est absolument pas ennuyeux car les paysages sont splendides. On est au milieu des Dolomites, on longe le lac de Dobbiaco (où l’on peut se baigner) puis le lac de Landro… C’est vraiment magnifique, on en prend plein les yeux tout le long et l’on a de superbes points de vue sur les sommets environnants!

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Jours 8, 9 et 10 – Journées à Cortina d’Ampezzo

Magnifique station nichée au coeur des Dolomites, Cortina mérite vraiment que l’on s’y arrête plusieurs jours, surtout si l’on est amoureux de montagne! N’hésitez pas à lire l’article entier que j’ai dédié à ma visite de Cortina d’Ampezzo.

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Jour 11 – Cortina – Longarone

J’ai beaucoup aimé l’étape de Cortina à Longarone, qui est une étape facile avec beaucoup de descentes (et quelques montées parce que quand même, faudrait pas abuser 😉 ) On emprunte durant la première moitié du parcours une ancienne voie ferrée reconvertie en voie verte qui est légèrement en hauteur par rapport aux villages et qui offre ainsi de magnifiques points de vue sur les villages et les montagnes environnantes. Juste magique! 

On descend ensuite progressivement jusqu’à atteindre Longarone (avec de très belles descentes au passage d’ailleurs, il y a de quoi se faire plaisir!). Longarone est une ville pratique pour faire étape mais qui n’a pas de charme. Il faut dire qu’elle a été victime d’un terrible glissement de terrain et entièrement détruite en 1963 avant d’être reconstruite…

Jour 12 – Longarone – Conegliano

Cette étape est vraiment une étape de transition, où l’on quitte les montagnes (là encore, avec de belles descentes à la clé..mais aussi encore quelques jolies montées!) pour arriver dans une région de vignobles. Il y a pas mal de routes sur le parcours, notamment une route qui longe le très beau Lago di Santacroce (et qui monte!), mais on passe aussi par pas mal de routes secondaires.

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On arrive ainsi au Pays du Prosecco et l’on passe au milieu des vignes, qui offrent de jolis paysages. C’est aussi une étape de transition au niveau architectural: on a désormais une architecture très italienne, alors que l’on avait auparavant une architecture typée “montagne”. Le changement d’ambiance est vraiment amusant! Au passage, il y a d’ailleurs de beaux villages à voir comme Vittorio Veneto.

L’arrivée du jour est à Conegliano, une ville ravissante que j’ai beaucoup aimée! Elle est belle, agréable et vivante, avec plein de terrasses accueillantes. Très sympa! Et si vous cherchez une bonne adresse de glacier à Conegliano, foncez à la Gelateria Dolce Cappriccio, elles sont à tomber…

Jour 13 – Conegliano – Trévise

Cette étape est sans conteste la moins jolie de l’itinéraire. Attention, rien d’horrible du tout, mais on a tellement été habitué à des parcours magnifiques que l’on reste forcément un peu sur sa faim durant celle-ci 😛 On traverse des zones assez industrielles, des quartiers d’habitation sans grand intérêt, c’est plat et l’on s’ennuie rapidement. Il y a quelques passages sympas, bien sûr, mais c’est tout!

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Jour 14 – Journée à Trévise

Je me suis contentée de flâner dans Trévise, sans forcément organiser réellement ma visite de la ville. Il faut dire que Trévise s’y prête bien, son centre est très joli et il est agréable de s’y promener au hasard de ses ruelles piétonnes! C’était très agréable. Notez que Trévise est aussi la ville d’origine du tiramisu (même s’il y a bataille avec Trieste apparemment!), c’est aussi l’occasion d’en manger 😛

Jour 15 – Trévise – Venise

Cette dernière journée de vélo sur l’itinéraire Munich-Venise est bien agréable: c’est plat, il n’y a aucune difficulté à prévoir, mais c’est aussi joli! J’avais peur d’une étape très urbanisée et sans grand charme mais ai été très agréablement surprise. On longe d’abord la rivière Sile puis on passe par des paysages de campagne qui sont agréables à parcourir. Une belle manière de terminer cet itinéraire tout en douceur!

Ne vous attendez pas à une arrivée magnifique à Venise et à une photo souvenir au bord d’un canal par contre, tout simplement car les vélos sont interdits dans le centre de Venise. Interdits purement et simplement, même tenus à la main. Vous ne pouvez aller que jusqu’à la Piazzale Roma, là où arrivent les bus et tram, mais franchement cela n’a aucun intérêt à mon sens d’aller jusque là car l’endroit n’a rien de beau: il vaut mieux simplement s’arrêter à Venezia Mestre, en face de l’île de Venise.

C’est aussi le plus pratique si vous repartez en train: pensez à prendre un train depuis Venezia Mestre et non Venezia Santa Lucia car vous seriez bien embêtés pour aller à la gare de Santa Lucia avec les vélos (puisqu’elle est dans le centre). Enfin, c’est un bon endroit pour loger moins cher que dans le centre de Venise. Un tram (ligne 1) relie Mestre à l’île de Venise en 20 minutes environ, il y en a toutes les 10 minutes et jusqu’à quelque chose comme minuit. On peut donc tout de même profiter des soirées à Venise, qui sont les meilleurs moments à mon avis, puisque plein de gens repartent en fin d’après-midi…

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Jours 16 et 17 – Journées à Venise

Balade à Venise

Il aurait été dommage d’arriver à Venise sans la visiter, alors nous avons laissé les vélos à l’hôtel à Venezia Mestre et avons pris deux jours pour en profiter! Vu la chaleur et la foule en ce mois d’août (plus sans doute un peu de fatigue accumulée), nous n’avons pas forcément visité la ville de manière très organisée mais sommes tout de même tombés sous son charme… Pas de doute, Venise est splendide!

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Pour prendre un peu l’air, nous avons notamment pas mal emprunté le vaporetto, le bateau-bus de Venise, grâce à notre Pass ACTV (qui est rapidement rentable vu le coût de chaque trajet en vaporetto). Parcourir toute la ligne 1, qui passe notamment par le Grand Canal de Venise, est un moyen bien agréable de découvrir la ville!

J’ai aussi eu un coup de coeur pour le quartier de Cannaregio, où se mêlent touristes et locaux et où l’on est nettement plus au calme que dans le centre le plus touristique. Je peux vous conseiller deux bonnes adresse de restaurants où l’on déguste des spécialités vénitiennes  dans le cadre paradisiaque d’une terrasse au bord du canal, particulièrement agréables en fin de journée: l’Osteria Al Bacco et l’Osteria Al Mariner.

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Visite de Murano et Burano

Nous avons pris un vaporetto pour aller visiter deux îles célèbres de la lagune de Venise, Murano et Burano. Murano est très connue pour ses verriers et l’on peut d’ailleurs voir des souffleurs de verre au travail. Il est aussi agréable de se balader dans la ville qui est mignonne.

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Mon coup de coeur revient à Burano et à ses maisons colorées, qui sont vraiment ravissantes. C’est incroyablement gai et beau et mérite une visite, même en plein mois d’aout 😛

Et voilà, Munich-Venise à vélo c’est terminé… Et c’était fabuleux! 🙂

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