Que faire dans le Damaraland en Namibie?

Mis à jour le 15/04/2020Namibie2 commentaires

Le Damaraland est une région située au nord-ouest de la Namibie, entre la Skeleton Coast et le Parc d’Etosha et au sud du Kaokoland. C’est une région connue pour la beauté de ses paysages (comme toute la Namibie, me direz-vous! Ce qui n’est pas faux 😉 ): on y trouve de vastes espaces sauvages, de superbes montagnes ainsi que des animaux incroyables. Le nom du Damaraland provient de son histoire: cette région était auparavant un bantoustan autonome, où vivaient des hommes et femmes de l’ethnie des Damaras. Aujourd’hui encore, de nombreux Damaras y habitent, mais il y a également d’autres ethnies comme les Héréros ou encore les Himbas. J’ai beaucoup aimé le Damaraland. Nous y avons passé deux jours et demi mais aurions aisément pu rester plus longtemps: je n’ai par exemple pu admirer les montagnes Brandberg et Spitzkoppe que depuis la voiture, mais aurais adoré aller y randonner! Voici en tout cas mes quelques idées de choses à faire dans le Damaraland, sachant que cette liste n’est bien entendu pas exhaustive.

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Admirer les gravures rupestres de Twyfelfontein

Les gravures rupestres de Twyfelfontein, qui dateraient d’il y a 2 000 à 6 000 ans, forment un ensemble exceptionnel d’ailleurs classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Ces gravures ont été réalisées par des chasseurs-cueilleurs (bushmen) ainsi que, plus tard par les Khoïkhoï (San) installés dans cette région. On peut ainsi admirer près de 2 000 gravures et peintures rupestres, qui représentent des animaux divers (notamment des rhinocéros, des éléphants, des autruches et des girafes), ainsi que des empreintes de pas d’hommes et d’animaux ainsi que des cartes (indiquant par exemple l’emplacement d’un puit). Fascinant!

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La visite du site de Twyfelontein se fait uniquement en compagnie d’un guide local, ce qui est très bien. Cela permet d’aller voir les oeuvres les plus remarquables tout en profitant d’explications sur les peintures et gravures, ce qui est loin d’être superflu! Par exemple, j’aurais eu du mal à comprendre pourquoi je distinguais des pingouins sur l’une d’entre elles… En faitc ces peuples nomades ont certainement marché très au sud, rencontrant ainsi des pingouins (on en trouve en Afrique du Sud) et les représentant ensuite dans leurs dessins. Incroyable, non?

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Le nom du site, Twyfelfontein, signifie “fontaine hésitante”. Quel est le rapport avec les gravures rupestres, me direz-vous? Aucun! En fait ce nom a été donné au lieu par un colon venu installer une ferme ici avec sa famille, et qui luttait pour trouver de l’eau… Il semble qu’il était persuadé qu’il allait en trouver en abondance, mais l’histoire ne lui a malheureusement pas donné raison et la famille a finalement quitté les lieux. Lorsqu’on voit l’aridité des paysages, il est difficile d’imaginer que l’on décide de s’installer ici pour y cultiver quoi que ce soit. Quelle dure vie cela devait être… et l’est tout de même encore pour des habitants, qui vivent encore souvent dans des conditions assez précaires.

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Observer des curiosités géologiques

Montagne brûlée et tuyaux d’orgue

Tout près du site de Twyfelfontein se trouvent deux autres sites intéressants d’un point de vue géologique (situés vraiment l’un à côté de l’autre): la montagne brûlée et les tuyaux d’orgue. Je ne suis pas passionnée de géologie et n’ai donc pas été emballée par ces lieux, mais ils méritent tout de même de s’y arrêter rapidement. La montagne brûlée (burnt mountain) est un ensemble de schiste qui a été “carbonisé” par du magma. Les tuyaux d’orgue (organ pipes) sont quant à eux une formation rocheuse de dolérite (roche magmatique), mise à jour du fait de l’érosion. C’est étonnant!

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Forêt pétrifiée du Damaraland

La Forêt pétrifiée du Damaraland, classée Monument National de Namibie, est située à une cinquantaine de kilomètres de Twyfelfontein. Il s’agit d’un autre site présentant un intérêt géologique et qui m’a davantage marquée que les deux précédents. On peut y observer des troncs d’arbres datant de 280 millions d’années et qui sont donc pétrifiés! C’est fascinant à observer: le cerveau fait des aller-retours entre “je vois du bois” et “mais non c’est de la pierre”… C’est bien ça, c’est du bois pétrifié! La visite se fait obligatoirement en compagnie d’un guide local, qui emmène les visiteurs faire une courte promenade pour observer les troncs. Je n’avais jamais observé de tels troncs pétrifiés et ai donc apprécié cet arrêt.

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Faire un safari dans le Damaraland

Il est possible de faire de beaux safaris dans le Damaraland (game drive). J’en ai fait deux: l’un avec le Brandberg White Lady Lodge (où je n’ai pas logé, mais il est possible de faire un safari sans y dormir) et l’autre au Palmwag Lodge (où je logeais). Le premier m’a permis de voir des éléphants du désert et le second des rhinocéros noirs, deux animaux bien spécifiques de cette région de Namibie. De belles rencontres!

Les éléphants du désert du Brandberg

Les éléphants du désert ne sont pas une espèce en tant que telle: il s’agit en fait d’éléphants adaptés au désert. Ce sont des éléphants d’Afrique qui se sont progressivement adaptés afin de pouvoir vivre dans les conditions extrêmes du désert. Ils présentent donc une morphologie typique des éléphants d’Afrique, avec toutefois des différences notables: ils sont plus petits, leurs jambes sont plus longues et leurs pieds plus larges (la marche dans le sable ayant provoqué un évasement des coussinets).

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Pour les admirer, nous avons fait un safari avec un guide du Brandberg White Lady Lodge, situé comme son nom l’indique à proximité de la montagne Brandberg. Les éléphants se déplacent en effet le long de la rivière Ugab et il est donc en général possible de les admirer dans les environs, même si cela dépend bien sûr toujours de la saison et des jours… Il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès du lodge directement.

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Nous avons eu le chance de voir une quinzaine d’éléphants pas très loin du loge, ce qui nous a permis de passer du temps à les observer. Ces éléphants du désert ont l’habitude que des voitures s’arrêtent et ne semblaient pas le moins du monde gênés par notre présence, nous avons donc profité du spectacle avec plaisir! C’est un vrai bonheur que de les voir ainsi évoluer en liberté, manger des feuilles, se déplacer, faire une petite sieste… Ils sont magnifiques!

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Les rhinocéros noirs de Palmwag

Le Palmwag Lodge, où nous logions, proposait un safari au coucher du soleil dans la Concession de Palmwag, une vaste aire de conservation de 582 000 hectares. Le Palmwag Lodge collabore notamment avec la Fondation Save the Rhino, dont le but est de sauvegarder la population de rhinocéros noirs, une espèce en voie de disparition. Les rhinocéros sont en effet malheureusement tués par des braconniers pour leur corne, réputée avoir certaines vertus médicinales en Asie… Alors que la corne n’est en réalité constituée que de kératine (comme vos ongles!), c’est tout!

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Une grande partie de la population de rhinocéros noirs de Namibie se trouve dans la concession de Palmwag et c’est donc l’endroit idéal pour tenter d’en observer. Même s’il est apparemment possible de pénétrer avec son propre véhicule et sans guide dans la concession, j’aurais tendance à vous suggérer de prendre un guide: ils ont l’habitude, et je me suis dit bien des fois que j’aurais pu passer à côté de certains animaux sans les voir si je n’avais pas eu de guide avec moi!

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Nous avons en tout cas eu de la chance: alors que nous roulions depuis déjà depuis de longues heures sans apercevoir de rhino et que j’avais un peu perdu espoir, nos guides ont eu l’oeil: deux rhinocéros noirs se trouvaient dans des buissons! Magnifiques!

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Rencontrer des tribus de Namibie

Je vous le disais plus haut, le Damaraland est la région de l’ethnie des Damaras. Mais on croise aussi plusieurs autres ethnies, et notamment les Héréros, dont les femmes ont de longues robes inspirées des robes victoriennes ainsi qu’une coiffe en forme de cornes de taureau, ou encore les Himbas. Vous verrez forcément des hommes et des femmes des différentes ethnies lors de votre séjour dans le Damaraland, il ne faut pas s’imaginer qu’ils vivent reclus. Nombre d’entre eux (elles plutôt, car ce sont les femmes) tiennent d’ailleurs de mini boutiques en bord de route, dans lesquelles elles vendent de l’artisanat. Impossible de s’arrêter à chaque fois mais j’ai parfois acheté de petites choses pour les soutenir… Faites tout de même attention aux prix, certaines restent très raisonnables et d’autres exagèrent carrément 😉

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Musée vivant des Damaras

Le Musée Vivant des Damaras (Damara living museum) est une sorte d‘écomusée dédié à la culture Damara. Il est entièrement géré par des Damaras, qui l’ont créé pour avoir un complément de revenus, bien sûr, mais aussi pour perpétuer leur culture. S’ils ne vivent plus de façon traditionnelle au quotidien, ils ont tout de même à coeur de conserver et faire vivre leur mode de vie d’antan. C’est ce que l’on peut découvrir dans ce musée, où des Damaras se relaient pour que soit reconstitué pour les visiteurs un village d’autrefois.

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La visite, qui est forcément guidée, permet de découvrir leur culture en assistant à différentes animations: fabrication d’objets d’artisanat, jeux traditionnels, utilisation des plantes, tannage des peaux, danses… Cela a un côté un peu étrange car on a quand même l’impression d’être dans un lieu assez “fake” et vraiment touristique (ce qui est le cas), mais d’un autre côté les revenus générés vont directement à la communauté et le musée ne prétend pas du tout montrer un village actuel (il est d’ailleurs possible, en optant pour une visite plus longue, de voir en plus le village “moderne”). Du coup, malgré mon sentiment mitigé au départ, je trouve que la visite vaut tout de même le coup. Il y a juste la boutique où ils abusent énormément sur les prix, je vous conseille de passer votre chemin. Attention aussi, des petits malins essaient de se faire passer pour le Damara Living Museum en mettant de faux panneaux… Entrez la bonne adresse dans votre GPS 😛

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Visite d’un village Himba

Tout d’abord, je précise que les Himbas habitent en majorité dans la région du Kaokoland, et non dans le Damaraland. Toutefois, certaines tribus se sont déplacées et vous rencontrerez donc des Himbas ici aussi. Lorsque notre guide nous a proposé d’aller visiter un village Himba, les questions se sont bousculées dans ma tête: oui, cela m’intéressait de découvrir le mode de vie de ce peuple, mais est-ce que je n’allais pas les déranger plus qu’autre chose? Et faut-il vouloir à tout prix visiter des villages? Risque-t-on de perturber leur mode de vie? Je n’ai pas la réponse parfaite à toutes ces questions, mais je rejoins totalement la réflexion de Philomène du blog Globe-Trotting. Je cite sa phrase, qui résume totalement ce que je pense, mais vous invite à lire la totalité de son article sur les Himbas (qui est passionnant d’ailleurs) : “Refuser de visiter un village sous prétexte que les himbas doivent vivre “comme avant, sans l’argent des touristes”, je trouve ça effrayant. Car s’ils ouvrent un village, c’est qu’ils ont besoin de créer un commerce, et donc qu’ils souhaitent y voir des clients. Ce n’est pas à nous, touristes, de décider ce qui est bon ou pas pour eux, sous prétexte que ça nous semble plus poétique qu’ils vivent à l’écart de notre abominable société capitaliste..“.

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Il me semble aussi que la visite peut se dérouler de manière très différente en fonction de l’attitude du visiteur: si on arrive en n’ayant qu’une obsession en tête, prendre un maximum de photos, sans adresser la parole aux gens, oui on se sentira sans doute mal à la fin (mais on l’aura cherché!) et les personnes de la tribu aussi. Si on arrive en revanche dans un état d’esprit positif de découverte, que l’on prend le temps de communiquer avec les gens (même s’il ne s’agit que de quelques mots et d’échanges de sourires!) sans être obsédé par le fait de rapporter un maximum de photos, l’expérience est toute autre. Et en parlant de photos, cela n’empêchera pas d’en prendre quelques-unes en demandent bien sûr directement à chaque fois son autorisation à la personne concernée. C’est le minimum!

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Le village que nous avons visité était situé à Osauona et la visite menée par un membre de la tribu, qui s’est avéré être un ancien collègue de notre guide lors de ce voyage. J’avoue avoir été impressionnée par la découverte de cette culture et du mode de vie des Himbas, encore extrêmement traditionnel tout en n’étant pas coupé du monde extérieur comme on pourrait parfois l’imaginer: les enfants vont à l’école, des hommes travaillent par exemple dans des hôtels tout en vivant au village… Nous découvrons par exemple les rituels de beauté des femmes, leurs bijoux, le feu sacré du village qui ne doit jamais s’éteindre, leur alimentation… Un vrai choc des cultures!

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Nous échangeons aussi quelques mots avec les habitants, leur posant quelques questions en répondant à d’autres en retour, le guide servant de traducteur. Au final, j’ai vraiment bien aimé cette visite: je crois que cela fait toujours du bien de se confronter à de telles différences culturelles, tant que l’état d’esprit est positif et respectueux des habitants. La visite était bien sûr payante mais les revenus vont directement à la tribu, ce qui me semble être le plus important. Il était aussi possible d’acheter de l’artisanat à la fin de la visite… A vous de voir, je suis repartie avec un tout petit bol que j’ai négocié, mais globalement les tarifs étaient un peu excessifs à mes yeux. De plus, la visite étant payante, j’estimais avoir déjà contribué dans une juste mesure (après, la notion de “juste” est personnelle hein, on est d’accord!).

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Où dormir dans le Damaraland?

Damara Mopane Lodge

Le Damara Mopane Lodge, situé près de Khorixas, est un superbe hôtel de Gondwana Collection. Les chambres sont en fait de petits chalets répartis en arc de cercle autour de la superbe piscine et des espaces de restauration. Un beau petit havre de paix entouré de montagnes! Et, comme toujours dans les lodges Gondwana, je me suis régalée aux buffets de dîner comme de petit déjeuner!

Envie de réserver au Damara Mopane Lodge?

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Palmwag Lodge

Le Palmwag Lodge est un autre lodge de Gondwana Collection, situé au bord de la concession de Palmwag (là où l’on peut voir des rhinos!). Il était en travaux lorsque nous y sommes allés mais c’est un endroit agréable avec deux piscines. Notre chambre possédait une terrasse offrant une jolie vue sur les environs. Nous y avons également très bien mangé.

Envie de réserver au Palmwag Lodge?

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Cet article a été écrit dans le cadre d’une collaboration organisée avec l’Ambassade de Namibie et Gondwana Collection. Comme toujours, je suis restée libre de mes choix éditoriaux! 🙂

Mon assureur: Chapka

 

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