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A la découverte des orangs-outans à Sumatra

7 Sep 2014 | Indonésie | 34 commentaires

Nous avons choisi d’aller passer quelques jours à Bukit Lawang, un village situé dans le Parc National du Gunung Leuser. Au coeur de la jungle de Sumatra, le Gunung Leuser est l’un des deux endroits dans le monde où l’on peut voir des orangs-outans (le second étant sur l’île de Bornéo). Nous arrivons au Parc National du Gunung Leuser en prenant un avion jusqu’à Medan, puis un bus jusqu’à Bukit Lawang. Pour voir le détail des trajets, rendez-vous au paragraphe dédié en fin d’article.

Guesthouse Garden Inn

Bukit Lawang compte de très nombreuses guest houses situées d’une part et d’autre de la rivière. Pas forcément besoin de réserver si vous n’avez aucune exigence particulière sur votre chambre, vous trouverez toujours une petite place quelque part. En revanche, il peut être mieux de réserver si vous voulez être sûr de trouver un lieu sympa (et pas forcément plus cher). C’est ce que nous avons fait pour le Garden Inn.

Bukit Lawang

Nous y avons très bien accueillis à notre arrivée à Bukit Lawang. Plutôt amusant, le propriétaire de l’hôtel, Franz, est indonésien mais a vécu 10 ans à Dijon! Son français est donc excellent. Notre petit cottage est simple mais mignon et confortable. Il est tout en bois et bénéficie d’une belle vue sur la rivière depuis le balcon. La salle de bain est plutôt rudimentaire (douche à l’eau froide, comme partout à Bukit Lawang) mais la décoration, toute en pierre, est jolie.

Vue depuis la chambre du Garden Inn-Bukit Lawang

Nous réservons notre trek du lendemain auprès de Franz, rencontrons notre guide Erwin Sahrul puis allons profiter de notre balcon. La rivière, la forêt tropicale, un hamac…C’est parfait!

Balcon-Garden Inn-Bukit Lwang-Sumatra

Le restaurant/café du Garden Inn est très agréable. Tables en bois, ambiance familiale, cuisine indonésienne et excellents jus de fruits frais…On s’y sent vite à la maison!

Trek de 2 jours dans la jungle du Parc National Gunung Leuser

Rendez-vous est pris avec notre guide Erwin le lendemain matin. Nous avons choisi de faire 2 jours de trek dans la jungle, pendant lesquels nous espérons voir des orangs-outans. Ils sont entre 5 000 et 6 000 dans le Parc du Gunug Leuser, mais celui-ci s’étend sur 1 million d’hectares de forêt tropicale. Cela ne fait donc pas énormément d’orangs-outans au mètre carré: même si les guides ont l’habitude de les repérer, il faut avoir un peu de chance aussi!

Côté prix, il me semble que c’est assez harmonisé. Il faut compter 25€ par jour de trek et par personne, plus 10€ si on opte pour le retour en rafting, soit 60€ pour les 2 jours par personne. Les repas sont inclus. Cela peut sembler assez cher comparé au niveau de vie ici, mais quand on voit le nombre de personnes mobilisées (un guide, un assistant, des personnes qui portent les gros pneus qui serviront pour le rafting jusqu’au campement, les personnes qui rangent les tentes,…), j’ai trouvé cela très correct.

Jour 1 – A la recherche des orangs-outans

Nous devons retrouver notre guide le matin à 8h30. Petit souci, nous n’entendons pas le réveil à cause du bruit de la rivière (dur à croire, mais elle fait un tel boucan qu’il n’est pas facile de dormir à vrai dire). Nous nous levons donc en panique à 8h25 et nous préparons à toute allure avant de rejoindre le groupe. Bon, nous sommes déjà transpirants 30 minutes après nous être levés…La journée commence bien!

jungle-parc gunug leuser

Une fois partis, nous sommes rapidement dans l’ambiance de la jungle. Les bruits sont impressionnants et la végétation dense et luxuriante. Il y a de grosses racines, des lianes et une grande variété de plantes différentes. Marcher là dedans est assez sportif, d’autant que cela grimpe et descend pas mal. Et vu la chaleur et l’humidité ambiante, on est moite et collant en 5 minutes chrono.

jungle-bukit lawang-sumatra

Au bout de 2h environ, l’excitation monte: il paraît qu’il y aurait une femelle orang-outan et son bébé tout près! Et effectivement, nous les voyons quelques centaines de mètres plus loin. Suffisamment loin pour rendre les photos difficiles, mais suffisamment près pour pouvoir les observer.

orang-outan-sumatra

bébé-orang-outan-gunung leuser-sumatra

Affalée au dans une sorte de nid construit dans les arbres, la maman semble se prélasser pendant que son bébé joue autour. Au bout d’un moment, elle se décide aussi à bouger. Leur agilité est vraiment impressionnante: ils se balancent d’une branche à l’autre avec une facilité déconcertante, se rattrapant tantôt avec une main ou avec un pied (bon, ok, dans leur cas ils ont 4 mains mais vous voyez l’idée) et se laissant pendre de tout leur poids.

orang-outan-petit-sumatra

Femelle-orang-outan-sumatra

Leurs mains, leur visage et leurs mimiques sont très drôles à observer. Nous partageons tout de même 96.5% de notre patrimoine génétique avec eux, et cela se voit! Orang-outan signifie d’ailleurs d’ailleurs littéralement “homme de la forêt” en indonésien.

orang-outan-bébé-gunung leuser

Bébé-orang-outan-sumatra

Pour les trouver, les assistants des guides partent en repérage et les guides s’appellent entre eux. Pratique car on a plus de chances d’en voir, mais l’inconvénient est de se retrouver à 20 personnes pour les observer. Heureusement, cela n’a pas l’air de perturber plus que ça ces animaux, qui ont l’habitude de voir défiler des humains et ne s’en affolent pas le moins du monde, en tout cas si l’on est à bonne distance. Il faut dire aussi que la population des orangs-outans a été sauvegardée grâce à un centre de réhabilitation, qui a permis de réintroduire des orangs-outans captifs dans la nature, en les réhabituant progressivement à la vie sauvage. Ce centre est aujourd’hui fermé puisque l’opération a réussi, mais il existe toujours une plateforme de nourrissage, où les orangs-outans peuvent venir chercher à manger lorsqu’ils n’ont pas trouvé suffisamment dans la jungle. Lorsque nous y étions, aucun ne s’y était rendu depuis environ un mois. On ne pouvait donc pas en voir là-bas, mais c’est bon signe pour eux!

Orangs-outans-femelle et bébé-sumatra

Nous faisons une pause déjeuner peu de temps après. Un délicieux Nasi Goreng nous est servi dans une feuille de bananier, suivi d’un assortiment de fruits exotiques.

Nasi goreng-jungle

Des gibbons noirs ainsi qu’un autre orang-outan ont été aperçus non loin ! Nous nous remettons donc en route immédiatement. Cette fois-ci, il s’agit de la fille de Mina, une femelle orang-outan célèbre pour son agressivité. Apparemment, chaque guide a son anecdote sur elle, et Erwin s’est d’ailleurs fait mordre un jour. Mina n’a toutefois attaqué qu’à l’occasion d’imprudences de touristes. Lorsqu’Erwin s’est fait mordre, des touristes s’étaient approchées trop près d’elle sans écouter ses conseils, et l’une d’elle s’est faite attraper. Il est alors intervenu pour la dégager, et a été mordu. On ne le dira jamais assez, il faut suivre scrupuleusement les consignes en présence d’animaux sauvages! Nous restons l’admirer encore un bon moment, elle est suffisamment loin pour ne pas être gênée. Par contre, je n’ai pas réussi à prendre une seule photo correcte! Voici une photo de la première femelle pour vous consoler.

Femelle-orang-outan-sumatra

Un peu plus loin se trouvent 3 gibbons noirs ainsi qu’un bébé. Ils sont tout près de nous, et s’approchent encore lorsque l’assistant de notre guide leur offre quelques bananes. L’un d’eux vient les prendre et nous observe en les mangeant. En revanche, il est très déçu lorsqu’il n’y en a plus. D’abord remonté tranquillement dans son arbre sans broncher, il redescend d’un coup et s’accroche obstinément aux jambes de l’assistant, qui mettra 5 minutes à s’en défaire. Il vaut mieux avoir un peu d’expérience!

tête-gibbon noir-sumatra

Les autres ne se préoccupent pas trop de nous et continuent leurs occupations: s’épouiller, sauter de liane en liane…Vraiment amusant à regarder!

gibbon noir-bukit-lawang-sumatra

gibbon noir-sumatra

Nous reprenons ensuite notre marche et découvrons les joies des lianes. La solidité est impressionnante, il est possible de se prendre pour Tarzan (ok, presque…)! Vous noterez mon look glamour: je porte des chaussettes anti-sangsues. Je ne pourrais pas vous dire si c’est efficace, nous n’en avons pas croisées.

Lianes-jungle-sumatra

Nous apercevrons au loin un gibbon à mains blanches. Apparemment plus timides que les autres, ceux-ci ne viennent pas trop près des humains. Nous ne distinguerons pas son visage, juste sa silhouette et sa couleur. Pas de photos, du coup! Le tonnerre commence à gronder, un orage se prépare…Pas la peine d’essayer de marcher plus vite, la pluie commence à tomber. Et quand il pleut ici, ce n’est pas à moitié! Des trombes d’eau nous tombent dessus alors que nous descendons vers la rivière où se trouve notre campement pour la nuit. Le chemin est difficile car très abrupt et la pluie le rend encore plus compliqué. Dans ces cas là, les lianes et racines deviennent vos meilleures amies…

jungle-sumatra

Nous arrivons au campement trempés et boueux. Quitte à être mouillés, autant être propres, non? Nous enfilons rapidement nos maillots de bains pour une petite baignade sous la pluie dans la rivière. Cela fait du bien!

Biagnade-rivière-jungle-bukit lawang

Nous rentrons ensuite dans la tente, une sorte d’abri en bâche construit sur des pierres. Rudimentaire mais parfaitement étanche et isolée du sol, nous y passerons une bonne soirée à discuter avec les autres membres du groupe puis à manger un très bon dîner composé de différents plats indonésiens.

Trek Bukit Lawang-soirée

La nuit s’avère plus difficile en revanche compte tenu de la dureté du sol. Il y a des tapis de sol mais ceux-ci sont si fins qu’on sent très bien les rochers en dessous. C’est parti pour une nuit à se retourner toutes les demi-heures en essayant de trouver une position qui ne fasse pas mal au dos, hanches ou épaules! Il ne fait pas très chaud non plus. Nous n’avions emporté qu’un sac à viande et le guide nous a donné un drap en plus, mais si vous avez un sac de couchage je vous recommande de l’emporter!

Sous la tente-Bukit lawang

Jour 2 – Baignade sous une cascade et retour en rafting

Le lendemain matin, il fait un temps magnifique. Se réveiller, sortir de la tente, aller s’asseoir au bord de la rivière et admirer le paysage sous un rayon de soleil…Merveilleux!

Parc national du Gunung Leuser-rivière

Matinée-trek-Gunug leuser

Des guides nous invitent à venir voir un lézard qui se promène dans le campement. Est ce que ça vaut vraiment le coup de se déplacer? Oui, car le lézard en question s’avère être un énorme varan…Cela ressemble beaucoup aux dragons de Komodo! Il semble très placide mais je suis contente de ne pas m’être retrouvée en tête à tête avec lui par surprise.

Varan-Bukit Lawang-Sumatra

Après le petit déjeuner, nous longeons la rivière à pied pour rejoindre une cascade où nous pourrons nous baigner.

Groupe-trek-Parc Gunug leuser

L’eau est rafraîchissante et nous nous amusons à nous mettre sous l’eau de la cascade, cela fait un massage gratuit!

cascade-jungle-gunung leuser

Nous retournons ensuite au campement pour un déjeuner rapide puis en route pour le rafting! Ce n’est en fait pas du rafting à proprement parler. De grosses bouées sont attachées entre elles pour faire une sorte de bateau pouvant accueillir 4 personnes plus deux guides, un devant et un derrière, qui dirigent le bateau à l’aide de grands bâtons.

Trek-Bukit Lawang-Rafting

Descendre la rivière ainsi est vraiment amusant, cela secoue et éclabousse mais demeure tout de même assez tranquille, en tout cas lorsque la rivière a un débit normal (ce qui n’était pas le cas lorsqu’il pleuvait des cordes la veille au soir, mais elle est redescendue durant la nuit). Vers 14h30, nous voici de retour au village, juste avant qu’une nouvelle averse ne reprenne. Beau timing! Nous sommes en tout cas ravis des deux jours que nous venons de passer. Merci Erwin, les assistants et tous les participants du groupe pour cette bonne ambiance!

Rafting-Bukit awang-Sumatra

Transports – Aller à Bukit Lawang

De Jakarta à Medan en avion

Après avoir atterri à Jakarta, nous enchaînons avec un vol interne Air Asia pour Medan, (environ 2h20 de vol). Après avoir récupéré nos bagages, nous allons au Terminal 3 grâce au shuttle de l’aéroport. On le trouve facilement, c’est un bus jaune au niveau des départs. Ensuite, tout roule. Nous avions 4h et étions assez larges, mais d’autres en avaient 2 et étaient plus que justes…Je conseillerais donc de prévoir 3h minimum pour être serein. Arrivés à Medan tard dans la soirée, nous avions réservé à l’hôtel Soechi International de Medan, qui propose un service de navette depuis l’aéroport. Après plus de 31h de trajet, depuis Bâle, c’était appréciable!

De Medan à Bukit Lawang en bus local

Le lendemain matin, nous prenons un becak (sorte de tuk-tuk mais avec une moto) pour aller à la gare routière Pinang Baris. Le chauffeur nous dépose dans la rue Pinang Baris mais pas devant la gare. On galère donc un peu à trouver la station de bus, d’autant plus que plein de gens essaient de nous arrêter pour nous vendre le trajet en minibus. En demandant plusieurs fois notre chemin, nous finissons par trouver la gare. Mais surprise, il n’y a aucun comptoir d’ouvert et pas de trace de bus “régulier”. En revanche, toujours de nombreuses personnes qui veulent nous emmener en minibus à prix d’or. Nous retrouvons à cette occasion d’autres touristes. L’un d’eux s’avère être volontaire au Bukit Lawang pendant quelques mois, a déjà fait le trajet plusieurs fois et connaît donc les prix. Il se met en quête d’un minibus acceptant de nous prendre pour un prix normal, et finit par trouver en remontant la rue. Bon à savoir, le mieux est d’aller sur Pinang Baris, en face de la Mawar Bakery and Cake shop (grande enseigne jaune et rouge). Il y a là plein de minibus et beaucoup moins d’escrocs! Nous payons finalement 22 000 Rp par personne au lieu des 150 000 Rp que l’on nous demandait au départ. Alors que le mini bus vient nous chercher tous les cinq devant la gare, des rabatteurs mécontents essaient d’intimider le nôtre qui, du coup, essaie de renégocier. Nous resterons ferme mais l’ambiance est tendue! Le trajet se passe ensuite tranquillement. Des gens montent et descendent régulièrement du minibus. Au maximum, nous serons 15 dedans. Un peu serrés mais ça passe! Nous arrivons en 3h à la station de bus, aux portes de Bukit Lawang. Il faut en effet finir la route en becak, les voitures ne vont pas plus loin. Il y en a pour 5 minutes, c’est tout. Ensuite, 10 minutes de marche pour rejoindre notre hôtel, le Garden Inn.

Transports – Repartir de Bukit Lawang

Nous avons demandé à un des employés du Garden Inn comment nous rendre de Bukit Lawang à l’aéroport de Medan (Kualanamu) en transport public, et il nous a gentiment répondu en nous inscrivant sur une feuille de papier les bus à prendre et les tarifs à payer. Très utile pour ne pas se faire avoir par la suite! Nous regagnons la gare routière en becak (5 minutes) puis demandons un bus pour Binjai. Petit papier à la main à l’appui, la tarif est réglé en 1 minute: 15 000 Rp par personne. Le trajet dure environ 2h30, durant lesquelles nous discutons avec un sympathique Français voyageant en Asie pendant un an. Arrivés à Binjai, le bus nous dépose exactement à l’arrêt d’où part le second bus que nous devons prendre, un bus orange ALS. Il s’agit d’une navette Binjai-Aéroport de Medan (Kualanamu) qui coûte 30 000 Rp par personne et fait le trajet en 2h environ (il vaut mieux compter large, le bus traverse des villes très embouteillées donc cela peut être plus long). Juste un détail, attention si vous regardez les trajets dans les guides. Les miens, achetés pourtant cette année, parlent encore de l’ancien aéroport de Medan (Polonia), qui a été remplacé par Kualanamu en juillet 2013. Ce dernier se trouve plus loin, il faut donc le prendre en compte pour planifier ses trajets! Arrivés à l’aéroport, nous prenons un vol Air Asia Medan-Jakarta. A noter, une taxe d’aéroport de 60 000 Rp par personne s’applique au départ de Medan. Nous dormons ensuite dans un hôtel près de l’aéroport de Jakarta, le FM7 Resort Hotel, puisque nous reprenons un avion le lendemain matin Sa grande piscine est parfaite pour nous détendre après tout ce trajet!

La suite du voyage avec la visite de Yogyakarta, sur l’île de Java.

L’itinéraire global des 3 semaines en Indonésie, c’est par là!

 

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