Mon guide pratique pour un séjour gravel dans le Lot

J’ai roulé sur les chemins du Lot et j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce département! Si vous souhaitez aussi découvrir ses paysages et son patrimoine remarquable, je vous ai concocté un petit guide pratique pour préparer votre séjour.
Le gravel dans le Lot, c’est comment?
Le Lot possède de belles pistes pour le gravel, allant des chemins blancs aux sentiers plus caillouteux et aux petits singles non techniques. Je recommande des pneus de 38 mm minimum pour le confort. Pour ma part, mon vélo était équipé de pneus de 47 mm légèrement cramponnés et d’une suspension de potence ShockStop de chez Redshift. Ils proposent également des petites suspensions de tige de selle pour un maximum de confort.




Les paysages du Lot sont à la fois variés et caractéristiques : vallées encaissées, rivières sinueuses, falaises escarpées, plateaux calcaires, forêts de chênes, champs bordés de murets en pierre sèche et villages perchés aux maisons de pierre. Le Lot est un terrain de jeu idéal pour le gravel tout en offrant un véritable voyage au cœur du patrimoine naturel et rural du Quercy.
Pensez juste à emporter eau et encas car les possibilités de ravitaillements sont limitées.




5 idées de circuits dans le Lot
Lot Tourisme propose une belle variété de circuits gravels. J’en ai testé 5 sur les 7 proposés actuellement. Vous retrouverez tous mes parcours sur Komoot.
1. Les graviers blancs à Labastide-Marnhac
Distance
34km
Niveau
Facile
Dénivelé positif
500m
% de chemins
60%
Au départ de Labastide-Marnhac, ce parcours constitue une belle introduction au gravel dans le Lot. Le relief doux et les chemins roulants rendent la sortie accessible à tous.



Dès les premiers kilomètres, je traverse de superbes forêts de chênes avant d’atteindre les plateaux du Quercy Blanc, où malgré un ciel nuageux, de jolis panoramas s’ouvrent sur les vallées et villages de pierre, façonnés par le calcaire blanc. De retour à Labastide-Marnhac, je me balade dans ses ruelles pour découvrir son château, son église et ses maisons en pierre, typiques de la campagne lotoise.



2. À la découverte des chemins des causses du Quercy
Distance
80km
Niveau
Moyen
Dénivelé positif
1 200m
% de chemins
60%
C’est le circuit le plus long avec une boucle au départ de Lalbenque qui plonge au cœur des causses du Quercy. Le parcours présente un dénivelé assez important mais bien réparti sur la sortie avec de nombreuses petites bosses.
Mis à part la distance et le dénivelé, le parcours ne présente pas de difficulté particulière : seules quelques singles en fin de boucle viennent pimenter la sortie mais sans exiger de niveau technique particulier. Pensez tout de même à emporter de l’eau et des snacks avec vous car les ravitaillements sont limités.



Sur cet itinéraire, on traverse toujours de belles forêts de chênes sur des pistes bordées de murets en pierre, caractéristiques du paysage lotois, avant de rejoindre les plateaux du causse où la végétation se fait plus clairsemée et les horizons s’élargissent.


Mais au fil des kilomètres, c’est aussi un riche patrimoine qui se révèle. À Vaylats, le couvent des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire et l’église Saint-Barthélemy témoignent d’un riche passé religieux. Un peu plus loin, j’ai apprécié le charme du moulin de Lugagnac perdu dans la nature et son panneau informatif dédié à Don Quichotte. Les férus d’histoire pourront admirer les châteaux de Couanac et de Cieurac qui jalonnent le parcours, ainsi que de nombreuses églises, comme celle d’Aujols que j’ai trouvé particulièrement charmante.



3. Des falaises de Saint-Cirq-Lapopie à la forêt de Monclar
Distance
50km
Niveau
Difficile
Dénivelé positif
900m
% de chemins
30%
C’est le parcours le plus exigeant : bien qu’il emprunte beaucoup de routes, il présente un fort dénivelé et quelques descentes techniques qui demandent un minimum d’aisance à vélo, sans pour autant être trop engagées.
Mais c’est aussi le parcours gravel le plus spectaculaire, et mon favori ! Il traverse une grande variété de paysages remarquables et se distingue surtout par la richesse de son patrimoine.



Une fois en selle, je longe le Lot sur une route encaissée entre les superbes falaises calcaires et la rivière qui s’écoule paisiblement à mes côtés. Je franchis la rivière par un pont puis j’attaque une montée sur une route assez raide qui offre de superbes panoramas sur la vallée.




Je poursuis sur un chemin qui me conduit jusqu’à la forêt de Monclar, peuplée de conifères et de feuillus, avant d’entamer une descente légèrement technique qui demande un peu de vigilance.
J’arrive à Cabrerets, un superbe village troglodyte blotti au pied des falaises et bordé par la rivière du Célé. Le château des Anglais, aussi appelé château du diable, est accroché à la roche et se fond parfaitement dans le paysage. Le village mérite également qu’on s’y attarde : ses ruelles sinueuses, ses maisons de pierre et son second château, bien mieux conservé, sont superbes. En été, il est aussi possible de profiter d’une pause baignade à la plage du moulin. Pour ma part, la fraîcheur des jours d’automne m’a plutôt incitée à rester au sec.




Un peu plus loin, un chemin mène au musée de Préhistoire du Quercy et à la célèbre grotte de Pech Merle. Je n’ai malheureusement pas le temps de visiter la grotte, mais à mon avis, elle mérite le détour avec ses peintures préhistoriques authentiques datant de plus de 20 000 ans. Si l’entrée au musée est gratuite, il est important de réserver à l’avance pour la visite de la grotte, car le nombre de visiteurs est limité chaque jour afin de préserver ces reliques.

Je sors un peu de l’itinéraire pour déjeuner au restaurant des 2 vallées à Bouziès, installé dans une ancienne gare joliment restaurée. Depuis le pont métallique qui mène à Bouziès, j’aperçois un autre château dissimulé dans la falaise, lui aussi nommé château des Anglais. Dans le Lot, plusieurs châteaux troglodytiques portent ce nom, hérité de la guerre de Cent Ans (1337-1453), époque où le Quercy fut un territoire âprement disputé entre Français et Anglais.


Je monte par une belle route en balcon et atteint le clou du spectacle: le village de Saint Cirq Lapopie, perché sur une falaise calcaire surplombant la rivière du Lot. Je pose le vélo pour me balader dans ses ruelles pavées et grimper ses fortifications. Elles offrent des panoramas spectaculaires sur la vallée et les plateaux environnants, son château et le village médiéval au patrimoine exceptionnel avec ses belles maisons à colombages et façades en pierre.




Du Célé aux murets du Causse
Distance
28km
Niveau
Facile
Dénivelé positif
400m
% de chemins
45%
Le circuit commence à Brengues, petit village paisible sur la vallée du Célé. Le parcours démarre par la montée la plus longue du circuit, qui mène sur le causse d’Espédaillac.
Elle m’emmène sur le causse d’Espédaillac, vaste plateau calcaire où le silence n’est troublé que par le bruit de mes pneus sur le gravier et le bêlement des brebis à lunettes noires. C’est une race ovine emblématique du Quercy, facilement reconnaissable grâce à la coloration noire autour de leurs yeux, qui ressemble à des lunettes.


Alors que je roule sur le causse, les chemins forestiers bordés de murets en pierre, si charmants et typiques de la région, défilent devant mes roues. Je croise la route d’un faon apeuré qui se cache derrière un de ces murets avant de s’enfuir au loin. Quelques fermes isolées et des abris de bergers sont les témoins discrets d’un patrimoine rural préservé.



De retour dans la vallée, je longe la rivière du Célé et franchis un pont pour rejoindre Espagnac-Sainte-Eulalie. Cette petite cité, dominée par son ancienne abbaye, dégage un charme authentique et constitue un détour incontournable sur le parcours.


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Entre quatre eaux
Distance
28km
Niveau
Facile
Dénivelé positif
350m
% de chemins
60%
L’itinéraire, au départ de Vers, serpente le long de quatre rivières. Ce parcours, à la fois accessible et plaisant, se distingue par la richesse de ses panoramas : rivières, vallons, bois et espaces ouverts.
Je débute en longeant le Lot, tandis que la brume matinale se dissipe doucement. Une bifurcation me conduit dans la vallée de Nouaillac, sur un chemin qui grimpe progressivement.
Arrivée au sommet, je découvre un panorama sur l’immense forêt environnante. La descente suivante m’amène à la Rauze, puis je rejoins le Vers, alternant entre rives dégagées et passages au cœur de forêts de chênes luxuriantes. J’aime particulièrement ces paysages intimes et sauvages.




Bonus – Visite de Cahors
Pour ma part, je suis arrivée en train par la gare de Cahors et la ville mérite à elle seule une visite. Fondée en 51 av. J.-C. à l’intérieur d’une presqu’île formée par un méandre du Lot, elle conserve un centre historique médiéval agréable à parcourir : ruelles pavées, maisons à colombages et hôtels particuliers témoignent de son passé prospère lié au commerce et au vin.
D’abord ville marchande, Cahors devient ensuite une cité administrative et intellectuelle sous l’Ancien Régime. Après la Révolution, la ville s’étend vers l’ouest, au-delà de l’actuel boulevard Gambetta, et se dote de grands bâtiments publics tels que le théâtre, le tribunal et les halles marchandes, en complément de la cathédrale, magnifique avec ses deux vastes coupoles.




Cahors, labellisée Ville d’Art et d’Histoire, conserve de nombreux vestiges de son passé. On peut même apercevoir les restes d’un amphithéâtre gallo-romain datant du Ier siècle dans un parking souterrain, offrant un aperçu unique de l’histoire antique de la ville.


Se rendre dans le Lot
Il est possible de se rendre dans le Lot en TER. La gare principale est Cahors mais les gares de Figeac, Gourdon, Gramat et Souillac sont également bien desservies. Le réseau de bus et trains régionaux liO permet de se déplacer facilement dans la région en alliant vélo et transports en communs.
Bonnes adresses
Voici quelques unes des adresses que j’ai testées et appréciées lors de mon séjour:
Arrivée en soirée à Cahors, j’ai passé la nuit à l’hôtel familial Le Terminus, situé en face de la gare. Cette belle demeure cadurcienne de plus d’un siècle allie charme historique et accueil chaleureux. Avant de repartir en train, j’ai également dîné au Bistrot 1911, le restaurant de l’hôtel, où la carte met à l’honneur des plats élaborés selon les saisons avec des produits locaux soigneusement sélectionnés.
J’ai déjeuné au restaurant Traditions Gourmandes à Cieurac. S’il ne paie pas de mine de l’extérieur avec sa devanture orange en tôle ondulée, la cuisine y est savoureuse et généreuse, mettant à l’honneur des produits locaux et de saison, avec une belle sélection de plats autour du canard, spécialité de la région.


À Vers, j’ai séjourné à La Truite Dorée, établissement familial qui accueille les clients depuis cinq générations. Installé dans un ancien relais de poste datant de 1888, il a été transformé en un charmant hôtel-restaurant. Ma chambre, élégamment décorée, offre une vue magnifique sur le village depuis la terrasse. J’ai également testé leur tout nouveau spa, avec hammam, sauna, jacuzzi, bassin de nage à contre-courant et douche sensorielle, parfait pour se détendre après une journée sportive. Les cyclistes bénéficient également d’un garage sécurisé pour ranger leur vélo.




Pour ma nuit à Tour-de-Faure, j’ai séjourné dans l’hôtel Les Gabarres, situé au pied de Saint-Cirq-Lapopie, sur les rives du Lot. Labellisé Accueil Vélo, il offre un cadre exceptionnel en pleine nature, parfait pour se ressourcer après une journée sportive. Depuis ma chambre, j’ai profité d’une terrasse donnant sur la piscine extérieure et offrant une vue panoramique sur les falaises environnantes. J’ai particulièrement apprécié l’accueil chaleureux et le petit-déjeuner copieux sous forme de buffet, idéal avant une bonne journée de vélo.


Sur le circuit de Saint-Cirq-Lapopie, je me suis arrêté au restaurant des 2 Vallées à Bouziès, installé dans une ancienne gare SNCF au croisement des vallées du Lot et du Célé. La salle, pleine de charme, rappelle l’ambiance d’antan avec ses éléments typiques de gare. Le menu unique, élaboré à partir de produits locaux, réussit un bel équilibre entre innovation et tradition et je me suis régalée à chaque bouchée.
Ce voyage a été réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale rémunérée avec Tourisme Lot. J’ai conservé toute ma liberté d’écriture. Cet article contient des liens d’affiliation.
