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Vous avez déjà certainement entendu parler du Belem, cet impressionnant trois-mâts barque français. Construit en 1896 , il est le plus vieux de France et le plus vieux d’Europe naviguant encore. Le Belem propose des navigations ouvertes à tous publics, y compris pour les personnes qui, comme moi, n’y connaissent rien en voile. Une belle occasion de vivre une expérience originale à bord de ce splendide bateau ! Je n’ai donc pas hésité lorsque la Fondation Belem m’a invitée à monter à bord pour participer à une navigation.

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Les navigations se déroulent de mars/avril à octobre, pour des durées variables et dans des lieux divers en Europe. On embarque à un port d’escale du Belem et on descend quelques jours plus tard dans un autre port. Le bateau peut accueillir au maximum 48 navigants, qui viennent s’ajouter aux 16 membres d’équipage (5 officiers, 2 cuisiniers et 9 matelots, aussi appelés gabiers). Pour ma part, la navigation durait 5 jours, le Belem se rendait de Cherbourg à Amsterdam et nous étions 43 navigants. Cela semble énorme mais le bateau est grand et l’organisation adaptée : on a rarement l’impression d’être nombreux, sauf lors des manœuvres durant lesquelles presque tout le monde se retrouve.

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J’ai décidé de vous parler de cette expérience sous forme d’un journal de bord, qui vous donnera une bonne idée du déroulement d’une navigation sur le Belem.

Embarquement sur le Belem

Le départ du bateau (l’appareillage) a lieu le lendemain, mais il est possible de passer la nuit précédente à bord. L’embarquement se fait à 22h.

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Nous sommes accueillis par Aymeric, le second capitaine, qui nous explique en quelques mots comment vont se passer la nuit et le lendemain matin. Un numéro nous est attribué, qui déterminera où on dort, à quelle heure on mange, à quelle heure on est de quart, etc. Ce numéro est également inscrit sur le mug qu’il nous remet, et qui ne nous quittera plus pendant 5 jours. On s’en sert à toute heure pour boire de l’eau, du thé ou du café.

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Nous nous installons dans la batterie, le lieu de vie des navigants situé au sous-sol du bateau. C’est là que nous dormirons, prendrons nos repas et nous laverons.

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Nous avons chacun une banette, nom donné aux couchettes. C’est assez petit mais parfait pour moi, un peu plus compliqué pour Olivier dont le 1m90 rentre pile poil, sans espace supplémentaire ! Nous avons également un placard chacun pour ranger nos affaires. Ce n’est pas grand, on s’y croise difficilement mais ça passe !

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Après nous être installés, nous allons faire un tour sur le Belem. Il est aussi impressionnant de l’intérieur que de l’extérieur, quelle beauté ! Je suis ravie d’être amenée à le découvrir davantage dans les jours suivants.

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La quantité de bouts (nom donné aux cordes dans la marine) partant de tous côtés est fascinante. Et dire que tout ceci a une logique qu’il va falloir essayer de comprendre…Il y a du travail !

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Après ce premier contact avec le bateau, au lit !

Jour 1 – On met les voiles!

Le petit déjeuner débute à 7h30 et se termine à 8h30, comme tous les matins. Trois personnes sont de service : elles mettent la table et apportent le pain, le beurre, la confiture, le café…Evidemment, ces trois personnes tournent : il y a un planning qui détermine en début de navigation qui sera de service pour chaque repas.

Nous avons ensuite un peu de temps pour aller nous promener. Nous découvrons le navire de jour puis nous nous mettons à notre première activité : la fabrication de choucanes, qui servent à protéger les voiles du frottement des bouts.

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Nous avons ensuite un point avec l’équipage. Le commandant Jean-Alain Morzadec nous explique la manœuvre que nous allons effectuer pour sortir du port à la voile. Le second capitaine nous explique ensuite l’organisation des 5 prochains jours de navigation.

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Nous sommes répartis dans 3 groupes différents (nommés tiers). Notre tiers détermine notre planning : heures des repas, heures de quart et aide au service des repas. Les heures de quart sont les heures où nous sommes de service sur le pont.

Les quarts de jour sont assez informels : il y a toujours assez de monde pour aider aux manœuvres de toute façon. En revanche, les quarts de nuit doivent être respectés. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas le bagne non plus ! Si par exemple vous vous sentez fatigués avez un gros mal de mer pendant votre quart de nuit, il est possible de retourner se coucher à condition d’en informer la personne responsable.

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Côté repas, chacun prend le petit déjeuner quand il le souhaite entre 7h30 et 8h30. En revanche, tout le monde ne pouvant pas déjeuner et dîner en même temps, il y a tous les jours deux services : 11h et 12h le midi, 19h et 20h le soir. La répartition se fait en fonction des tiers et varie chaque jour. La vie sur un bateau avec 60 personnes demande une organisation rigoureuse ! Cette cloche rythmera d’ailleurs la journée…

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Côté sanitaires, il y a sur le Belem des sanitaires femmes et hommes, chacun comportant deux wc et deux douches. Cela m’a semblé très peu au départ mais chacun ayant des horaires assez différents en fonction des quarts, on se répartit spontanément sur la journée. Je n’ai personnellement jamais attendu pour prendre ma douche !

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Enfin, un poste propreté obligatoire a lieu tous les jours de 8h30 à 9h30. Tout le monde doit donc être prêt à 8h30 maximum, même ceux ayant choisi de sauter le petit déjeuner pour dormir un peu plus (bonne option lorsqu’on a été de quart de minuit à 4h, je peux vous le dire !).

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Après des explications théoriques sur la sécurité, nous faisons un exercice pratique d’abandon du navire. Nous apprenons à mettre nos gilets de sauvetage et à nous positionner devant notre radeau de survie, qui dépend de notre numéro. Ce genre d’exercice a toujours un côté inquiétant puisqu’il nous rappelle qu’il peut toujours se passer quelque chose, mais aussi rassurant car on se rend compte du professionnalisme de l’équipage et de toutes les procédures prévues pour tous les cas de figure.

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Ensuite, c’est parti pour la sortie du port de Cherbourg ! S’en suit une série de manœuvres auxquelles je ne comprends pas grand-chose, mais on nous dit exactement quoi faire : il suffit de suivre le mouvement et de tirer sur les bouts quand on nous le demande.

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L’ambiance est plutôt amusante : cela court partout, des ordres sont criés, mais en même temps tout est très bien organisé. Nous découvrons les ordres essentiels qui nous sont donnés par les matelots : paré ?, on y va! (variante : brassez, hissez, allez…), tiens bon! (on arrête de tirer mais on maintient la tension du bout), et larguez! (lâchez).

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L’heure du déjeuner arrive vite. Je découvre que les deux cuisiniers Pierre et Bruno font des miracles dans leur petite cuisine : on mange très bien sur le Belem, et ceci se vérifiera jour après jour. Au menu : entrée, plat, fromage et dessert à tous les repas, le dessert du soir étant un fruit ou un yaourt et celui du midi un dessert fait maison.

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C’est l’heure du « Zodiac photo tour » ! Le concept ? Un zodiac est mis à l’eau pour permettre aux stagiaires d’aller prendre des photos du Belem naviguant toutes voiles dehors. Nous aidons à la mise à l’eau du zodiac puis Mathieu nous emmène par groupes. C’est vraiment génial de voir le Belem sur l’eau. Même si la météo n’est pas terrible, il est impressionnant et tout simplement magnifique !

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trois-mats-belem

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Après cette séance photo, nous aidons encore un peu pour quelques petites manœuvres. Nous sommes ensuite libres et décidons avec Olivier d’aller dans la timonerie (poste de commande) observer le travail de l’officier de quart. Le nombre d’instruments de mesures, de cartes et de livres est vraiment impressionnant : c’est simple, je n’y comprends rien ! Heureusement, Stanislas est très sympa et répond patiemment à nos questions de débutants.

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Nous sommes ensuite appelés pour un petit cours de voile avec Mathieu, qui nous expose les noms des mâts, des voiles, des différents bouts…Cela fait beaucoup d’informations à ingurgiter mais ses petits schémas et explications aident bien !

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Je décide ensuite d’aller faire 1h de sieste. J’ai un léger mal de mer, dormir fait beaucoup de bien. Après la sieste, nouveau petit cours de la part de Géraldine, qui nous explique la manœuvre que nous avons effectuée le matin. C’est très utile car ce n’était pas évident à comprendre dans le feu de l’action!

Après le repas commence notre quart de nuit, qui a lieu de 20h à minuit. Durant les 4h, nous sommes 1h20 à la barre du bateau (située à l’arrière), 1h20 à la veille (à l’avant, pour surveiller les alentours) et 1h20 en disponibilité (réveillés pour le cas où il y aurait des manœuvres à faire). Nous sommes avec Fanny, avec qui le temps passe très vite. Nous discutons et lui posons plein de questions, c’est vraiment agréable.

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Alors que je suis à la barre, il m’arrive un truc marrant. Il y a pas mal de courant ce jour là et me voici soudain entraînée par la barre à roue, passant à plat ventre par dessus la tortue (meuble abritant le mécanisme de la barre) et me retrouvant tête la première de l’autre côté, tenant toujours la barre (réflexe idiot, notez bien: lâcher la barre aurait été plus judicieux). Sergio me regarde stupéfait: « C’est la première fois que je vois ça ». Hé oui, que ne faut-il pas faire pour entrer dans la liste des anecdotes sur les stagiaires du Belem…Je me garantis une certaine postérité avec ça! 😉 Non, il n’y a pas de photo!

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Au moment d’aller me coucher, surprise, mon cadenas est bloqué…Heureusement, Jean-Baptiste me le coupera le lendemain avec une pince. Ouf, c’est plus pratique de pouvoir accéder à ses affaires quand même!

Jour 2 – En route vers l’île de Wight!

Ce matin, je suis réveillée à 7h15 puisque je suis de service pour le petit déjeuner. Un morceau de pain avalé, quelques manœuvres nous attendent.

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Après avoir tiré sur des bouts, il reste à les lover (les ranger en les enroulant). La technique commence à venir petit à petit.

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Les matelots serrent les voiles qui ont été carguées (relevées) en montant dans la mâture. Durant les 5 jours, il sera toujours aussi impressionnant de les voir monter avec souplesse et dextérité afin de travailler dans la mâture. Pas de doute, ils ont l’habitude!

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Il est ensuite l’heure du poste de propreté. Aujourd’hui, mon tiers se consacre aux cuivres du navire. Et il y a de quoi faire! Miror et chiffons en main, nous voici frottant les cuivres pour les faire briller au maximum.

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On nous propose ensuite de monter sur la première vergue du grand mât (la vergue est la pièce placée en travers des mâts et qui soutient les voiles). Il faut d’abord monter au niveau de la vergue via une sorte d’échelle puis la longer en ayant les pieds sur un bout. Ayant le vertige, cela me fait peur rien que d’y penser malgré le harnais et le stop chute. Olivier est en revanche ravi de monter. Parfait, je reste en bas prendre les photos, moi!

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Après le repas, je vais faire une sieste. J’ai toujours un peu le mal de mer malheureusement. Pendant ce temps, quelques manœuvres sont effectuées puis il est possible d’aller sur le beaupré (mât qui se trouve à la proue du navire et qui est incliné vers l’avant). Olivier a pu y aller une minute (il y avait ensuite une manœuvre à faire et il a dû revenir sur le pont), mais j’ai complètement loupé cette activité! Zut, je l’aurais bien faite!

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La fin d’après-midi s’effectue tranquillement. Nous longeons l’île de Wight, située au sud de l’Angleterre. C’est là, dans le port de Yarmouth, que le Belem mouillera cette nuit. Pour fêter ça, un punch nous est offert: sympa et délicieux!

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Nous avons la possibilité d’aller sur l’île de Wight pour la soirée: Jean-Baptiste effectue des navettes en zodiac. Le Belem au mouillage sous la lumière de fin de journée est juste sublime, vous ne trouvez-pas?

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Nous marchons un peu sur l’île, qui semble très mignonne, puis nous arrêtons pour boire une bière avec Géraldine et Fanny. Nous avons bien le temps de discuter et il est sympa d’écouter leurs anecdotes sur la vie de marin!

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Après être rentrés sur le bateau, au lit!

Jour 3 – Qui veut monter sur le grand mât?

Le bateau étant au mouillage, il n’y a pas de quart de nuit pour les navigants. Mon quart de 4h à 8h a donc sauté mais je décide de me lever à 6h pour assister au lever du soleil. Je n’aurai pas l’occasion de faire ce quart dans le séjour et un lever de soleil sur le Belem est une expérience indispensable à mes yeux! Je ne le regretterai pas: le bateau est tout calme, le soleil se lève lentement…Un vrai moment privilégié.

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Après le petit déjeuner vient l’heure du poste de propreté. Aujourd’hui, je m’occupe du nettoyage de la petite cuisine de la batterie et de la salle à manger. Cela va vite et je profite donc du temps qui reste pour faire quelques cuivres. Les membres de l’équipage sont eux aussi très affairés. Le bateau participera au Sail d’Amsterdam, un immense rassemblement de bateaux. Le Belem doit dont être sur son 31 pour l’évènement!

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Il est ensuite possible de monter sur la dernière vergue du grand mât, située à 32 mètres au-dessus de la mer. Oui, cela fait très haut! Autant dire que je reste une fois de plus prendre les photos tout en observant les autres monter. Olivier, lui, est ravi de tenter l’expérience.

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Michel, le chef mécanicien, nous propose une visite de la salle des machines. Il s’agit apparemment d’une petite salle des machines, mais à mes yeux c’est déjà impressionnant. Il nous explique comment fonctionne le moteur ainsi que l’osmoseur, qui permet de désaliniser l’eau de mer. Vraiment intéressant!

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En début d’après-midi, il est temps de partir! Nous faisons quelques manœuvres et allons à la rencontre de voiliers participant à une régate. Il n’y a pas beaucoup de vent ce jour là, mais on remarque rapidement qu’ils sont tout de même très rapides.

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L’après-midi s’écoule ensuite tranquillement. Il fait enfin beau, c’est très agréable!

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En fin d’après-midi, la boutique Belem est ouverte dans le grand roof. La Fondation Belem propose à la vente des objets dérivés, qui servent au financement du bateau. Il faut savoir que l’entretien d’un tel voilier est extrêmement lourd: 2,8M€ par an. Les recettes d’exploitation provenant des stages, objets dérivés et privatisations du navire ne couvrent qu’un tiers de ce budget. Le reste provient de la Caisse d’Epargne, mécène historique de la fondation (plus de 50% du budget total) ainsi que de dons privés. Acheter quelque chose à la boutique, en plus d’avoir un souvenir sympa à rapporter chez soi, c’est aussi aider un petit peu la fondation et contribuer à la survie de ce fleuron du patrimoine français. Un bel objectif!

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Après une bonne douche et un dîner, au lit! Nous serons réveillés vers 23h45 pour le quart de 0h à 4h.

Jour 4 – Douce vie à bord du Belem

La journée commence à minuit et 4h de quart nous attendent. Le réveil n’est finalement pas si douloureux que ça, je suis curieuse de voir comment se passe ce quart au beau milieu de la nuit. Et bien cela passe vite! Nous sommes dans le groupe de Mathieu, à qui nous posons pas mal de questions (et oui, on a encore des stocks de questions, même au bout de 3 jours!). La discussion est vraiment sympa. Comme je n’ai pas de photo de nuit, voici une photo de jour!

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En plus, Stan, l’officier de quart, nous explique encore des tas de choses sur la navigation, exemples à l’appui. Nous venons d’entrer dans le DST (dispositif de séparation du trafic) du Pas-de-Calais, une sorte d’autoroute principalement empruntée par des navires de la marine marchande. Le trafic étant extrêmement important dans cette zone, il y a des règles très strictes à respecter. Autour de nous, des immenses cargos nous doublent et il faut donc être très vigilant. Je profite aussi du quart pour reprendre un peu la barre: ouf, c’est plus facile que le 1er jour!

Nous retournons nous coucher à 4h et décidons donc de sauter le petit déjeuner du lendemain. Il faut tout de même être prêt pour 8h30, des cuivres nous attendent dans le grand roof, superbe pièce entièrement boisée.

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La fin de matinée et le début d’après-midi sont ensuite assez tranquilles. Le bateau doit être le plus manœuvrant possible sur le DST et nous avançons donc au moteur. Nous profitons du soleil, certains prenant la barre, d’autres faisant une petite sieste ou encore dessinant…

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J’alterne entre discussion avec les autres navigants et les membres d’équipage, photos et questions à Stan sur les cartes. J’apprends à tracer mon premier point sur la carte, c’est un bon début, non?

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A 15h, le capitaine nous donne rendez-vous dans le grand roof pour nous raconter l’histoire du Belem. Et quelle histoire! Ce bateau a échappé miraculeusement à un séisme, à deux guerres mondiales et à un tsunami…Assez incroyable! On parle d’ailleurs de la bonne étoile du Belem, du fait de la chance qu’il a eue. Nous sommes donc également très chanceux d’être à bord d’un tel bateau, qui a une histoire vieille de 119 ans!

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Vient ensuite l’heure de la photo de l’équipage. En hommage aux équipages du XIXe siècle et en vue de la participation au Sail d’Amsterdam, ils ont décidé de reproduire une photo de 1901. Et comme ils font ça bien, les hommes se sont mis à la moustache et au béret. Non, ce n’était pas la dernière mode sur le Belem comme j’ai pu le croire en montant à bord!

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Nous avons encore un peu de temps avant le dîner, et j’en profite pour faire quelques photos afin de tromper le mal de mer qui commence à s’installer sournoisement après 2 jours de répit. Je discute aussi avec Enguerrand, qui est à la barre.

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En tant qu’invités de la fondation, Olivier et moi sommes conviés à dîner dans le carré des officiers. Vraiment sympa de leur part! Nous passons un bon moment, même si mon mal de mer m’empêche d’en profiter pleinement. Je suis ensuite de quart jusqu’à minuit mais abandonne à 22h30, je ne me sens vraiment pas bien. Heureusement, j’aurai tout de même vu un superbe coucher de soleil avant de dormir…Les couleurs de cette photo n’ont pas été retouchées!

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Jour 5 – Cap sur Amsterdam

La journée ne commence pas très bien, puisque je me lève à 7h et me recouche à 7h05 après avoir avalé un comprimé de Mercalm. Couchée, tout va bien, mais debout ce n’est pas la même chose. Je me réveille 3h plus tard, me sentant mieux. Je peux aller sur le pont et participer à la fin des manœuvres en cours, on a remis les voiles!

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Le bateau repasse au moteur à l’approche d’Amsterdam, en début d’après-midi. Je profite des derniers instants sur le bateau et observe les vieux gréements qui commencent à apparaître près de nous, en route aussi pour le Sail d’Amsterdam.

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Le pavillon est descendu pour être remplacé par un grand pavillon, réservé aux occasions spéciales. Il est grand, hein?

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Alors que nous sommes à l’approche du port d’Ijmuiden, notre port d’arrivée, le pilote monte à bord. Son rôle est d’assister le commandant lors de l’entrée ou la sortie d’un port. Il est impressionnant de le voir arriver sur son bateau et grimper à bord. Même si les conditions sont très bonnes, cela secoue quand même un peu!

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Les voiliers sont attendus par la foule sur le port d’Ijmuiden, aussi entrons-nous dans le port en saluant les gens qui nous font de grands signes. C’est plutôt amusant, il faut bien le reconnaître!

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C’est ici que s’achèvent nos 5 jours de navigation sur le Belem, que j’ai beaucoup appréciés. J’ai fait la connaissance d’un univers tout nouveau pour moi avec beaucoup de plaisir. J’ai un petit pincement au cœur en partant, on s’attache vite au bateau et aux gens présents. Merci beau Belem, j’espère que tu continueras longtemps à offrir à des navigants le privilège de faire un petit bout de chemin avec toi!

Pour des renseignements sur les navigations, je vous invite à consulter le site web de la fondation Belem.

Olivier et moi tenons sincèrement à remercier le commandant Jean-Alain Morzadec ainsi que tout l’équipage du Belem: Michel, Aymeric, Stanislas, Thibaut, Jean-Baptiste, Gaël, Yannick, Sergio, Mathieu, Géraldine, Enguerrand, Fanny, Eliaz, Pierre et Bruno. En plus d’être très professionnels, il ont tous été sympas et fait preuve d’une grande patience face à nos nombreuses questions, ce qui a fait de notre expérience sur le Belem un moment inoubliable. Un grand merci à tous, et n’hésitez pas à nous donner de vos nouvelles! 🙂

Conseils pratiques

 

Mal de mer

 

Impossible de savoir à l’avance si on va y être sujet, il faut juste tester! Un conseil, emportez tout ce que vous pouvez comme remèdes. Personnellement, j’avais des sea-band (pas franchement efficaces) et me suis décidée à prendre du Mercalm le dernier jour uniquement. Cela m’a bien soulagée, même s’il faut avouer que cela shoote un peu. J’aurais sans doute dû en prendre plus tôt quand même. J’ai aussi pu tester les huiles essentielles de menthe et de citron sur un sucre, qui m’ont bien soulagée provisoirement.

 

En tout cas, si c’était à refaire je remonterais sur le Belem sans aucune hésitation. J’emporterais juste plus de choses, quitte à tester tous les remèdes de grand-mère possibles!

 

Il faut aussi avoir en tête les « 4F », qui accentuent le mal de mer: faim, froid, fatigue et…frousse! Il faut donc manger régulièrement, bien se couvrir et dormir quand on peut! Pour la frousse, et bien personnellement j’appréhendais un peu avant le départ, mais cette appréhension a disparu une fois que j’étais sur le bateau.

 

Fatigue

 

La vie sur le Belem peut être fatigante. Le rythme n’est pas particulièrement intensif pour les stagiaires, mais le simple fait d’être sur un bateau est fatigant quand on n’y est pas habitué! De plus, les quarts tournants sont une bonne chose car ils permettent de profiter des différents moments de vie à bord mais sont nécessairement assez usants. Mon conseil, arrivez donc le plus reposé possible, et non comme moi avec un décalage horaire depuis le Canada, après une nuit blanche dans l’avion et une nuit de 5h la veille! Et profitez de temps en temps des moments libres pour faire une petite sieste.

 

Vêtements

 

Du fait de l’humidité, il fait rapidement froid sur un bateau. Même si vous partez en été, je vous conseille d’emporter bonnet, écharpe, vêtements vraiment chauds et vêtements imperméables! Je n’avais personnellement pas assez anticipé et en ai par moments un peu souffert. Bon, on est d’accord que si vous partez en mer Méditerranée en plein été vous aurez sans doute le problème inverse…

Où était cette escapade?

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