Mon week-end gravel en Creuse

Avec ses paysages naturels et ses routes de campagne désertes, la Creuse se révèle être un beau terrain de jeu pour le gravel. Dans cet article de blog, je partage avec vous mon séjour dans cette destination propice aux sports de pleine nature.
Mon week-end en un clin d’oeil
Arrivée en Creuse
Je suis arrivée en fin de soirée à la gare de La Souterraine et en ai profité pour découvrir cette petite ville historique, connue pour ses galeries souterraines et dans laquelle j’ai aimé flâner. Son patrimoine médiéval est remarquable, avec la collégiale Saint-Pierre, ses remparts et ses portes fortifiées, dont la célèbre porte Saint-Jean. Je me suis ensuite promenée jusqu’à l’étang du Cheix, un joli petit coin de nature à deux pas du centre-ville.




J’ai séjourné à l’hôtel La Porte Saint Jean, les chambres mériteraient un petit rafraîchissement mais j’ai été bien accueillie. J’ai apprécié qu’on me laisse le choix de garder mon vélo dans ma chambre ou de le sécuriser dans un garage fermé.
Le soir, j’ai dîné au restaurant de l’hôtel, qui sert une cuisine française traditionnelle. Les plats étaient simples et bons, même si certains ne pouvaient être commandés qu’en menu, ce qui est un peu dommage. Avec le forfait soirée étape, le menu était imposé, mais on m’a tout de même laissé le choix entre deux options.
Jour 1 – La Souterraine – Fursac – Bénévent-l’Abbaye
Après un petit déjeuner à l’hôtel, j’ai roulé jusqu’à Fursac par une petite route secondaire pour rejoindre le départ de mon itinéraire.
Ce charmant village, traversé par la Gartempe, abrite l’église templière de Paulhac, connue pour ses fresques du XIIIᵉ siècle. Je n’ai malheureusement pas pu les voir car la commanderie ne se visite que les jeudis d’été.

Sur place, je suis accueillie par Théo, responsable des traces gravel labellisées par la FFC, qui m’accompagnera en VTT électrique. Nous partons pour un circuit de 60km qui était l’une des traces de l’événement Gravel Monts et Rivières Ouest Creuse dont la première édition a eu lieu cette année.
À Chamborand, on aperçoit un ancien donjon carré du XVe siècle, vestige du château féodal et de la famille seigneuriale qui occupait le site. On traverse ensuite Grand-Bourg, où l’imposante église de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge se distingue comme l’une des rares églises gothiques de la Creuse.


Non loin de là, l’étang de la Toueille abrite une grande diversité d’oiseaux, dont certaines espèces rares et migratrices, ainsi que des loutres. C’est un lieu paisible, idéal pour l’observation ornithologique. J’y ai d’ailleurs aperçu un héron.
À proximité, un ancien moulin à eau sur le ruisseau du Peyroux, récemment remis en service, se niche dans bel un écrin de verdure particulièrement fleuri, parfait pour une pause au calme.


La route mène ensuite à Bénévent-l’Abbaye, étape sur le mythique chemin de Compostelle, qui mérite vraiment le détour. L’abbaye, bâtie aux XIe et XIIe siècles, se distingue par son architecture typique de l’art roman limousin. J’ai trouvé le village charmant avec ses maisons aux volets colorés.




Bénévent-l’Abbaye est réputée pour son savoir-faire unique dans la fabrication de bardeaux de châtaignier, utilisés pour restaurer des monuments historiques, dont les façades des maisons du Mont-Saint-Michel.
Lors de ma balade à vélo, j’ai remarqué que de nombreuses églises de la région arboraient un clocher recouvert de ces tuiles de bois : un détail à la fois original et esthétique qui attire immédiatement le regard.


Dans le village, on peut également découvrir des maisons originales, comme celle des propriétaires de l’entreprise, entièrement recouverte de bardeaux de châtaignier, ou encore le château Migout, érigé par Jacques Migout, un Bénéventain qui fit fortune et souhaita afficher sa réussite sociale.
Ces bâtiments, bien que privés et non ouverts à la visite, méritent qu’on s’y attarde : j’ai trouvé la façade en bardeaux originale et j’ai été intriguée par le château, perché au-dessus de la ville, qui ne passe pas inaperçu.


Après cette belle escapade dans la campagne creusoise, je retourne à Bénévent-l’Abbaye par un itinéraire plus direct pour y passer la nuit.
Je séjourne à la Maison du Cèdre, une charmante auberge offrant des chambres spacieuses et confortables, une restauration à base de produits du terroir délicieux, ainsi qu’un salon commun convivial où l’on peut se détendre autour d’un billard, d’un puzzle ou de jeux de société. Les propriétaires, aux petits soins, rendent le séjour encore plus agréable.




Jour 2 – A l’Est de Bénévent-l’Abbaye
Pour cette deuxième journée sur le vélo, un itinéraire de 140km était prévu mais la météo pluvieuse va changer mes plans. Je pars sur une boucle de 60km qui part à l’Est de Bénévent-l’Abbaye. Je parcours des paysages typiques de la Creuse: collines ondulées, prairies bocagères, forêts de feuillus et conifères, ainsi que de nombreux cours d’eau et étangs.
Le territoire est peu urbanisé, avec de petits villages aux maisons de granit reliés par un réseau de routes secondaires calmes. C’est un environnement rural préservé, adapté à la randonnée, au vélo et aux activités de pleine nature.
Je croise plus de vaches que d’habitants et les véhicules se comptent sur les doigts d’une main. Parfait, lorsque l’on est adepte de nature et de calme. J’aurais aimé découvrir encore davantage la Creuse mais la météo a eu raison de moi.



Après avoir été bien rincée par une pluie continue, je décide de retourner à Bénévent-l’Abbaye pour visiter la Scénovision, un musée immersif à la découverte du patrimoine creusois à travers l’histoire de Marion et de sa famille dans les années 40.
Plutôt qu’une exposition classique avec des panneaux d’informations, elle combine plusieurs techniques pour donner vie au passé : projections vidéo, maquettes et décors à taille réelle, effets sonores et narration en voix off.
Le parcours-spectacle, d’environ une heure, traverse cinq salles, chacune racontant une facette différente de Bénévent et je me laisse emporter par les anecdotes qui font revivre son passé. Ludique et instructive, la scénographie rend l’expérience à la fois captivante et mémorable.




Plus d’itinéraires gravel à faire en Creuse
La Creuse offre une multitude d’itinéraires gravel pour tous les goûts et tous les niveaux. Vous pouvez vous inspirer des parcours de l’événement Gravel Monts et Rivières Ouest Creuse, qui met en avant les plus beaux coins de l’Ouest creusois. Les circuits labellisés par la FFC garantissent des tracés fiables et bien balisés, tandis que le site Terra Sport 23 recense de nombreux itinéraires allant de la balade tranquille aux parcours plus sportifs.




Autres activités outdoor à faire en Creuse
La Creuse est idéale pour les sports de pleine nature : en plus du gravel, randonnée, trail, VTT ou cyclotourisme permettent de varier les plaisirs et de profiter pleinement de ses paysages.
Les amateurs de voyage à vélo peuvent emprunter le Tour de la Creuse ou la Véloroute Ouest Creuse le long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, tandis que les passionnés de tout-terrain se lanceront à l’assaut de la Grande Traversée VTT de la Creuse.
Pour ceux qui préfèrent marcher, le territoire Monts et Rivières Ouest Creuse offre de nombreux circuits pédestres, incluant plusieurs tronçons de GR et le célèbre chemin de Saint-Jacques de Compostelle.


Ce voyage a été réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale rémunérée avec Creuse Tourisme. J’ai conservé toute ma liberté d’écriture. Cet article contient des liens d’affiliation.
