Que faire en Pays d’Albertville? Mes 13 idées d’activités

Mise à jour le 25/08/2026
place de leurope

Au Pays d’Albertville, pas besoin de choisir entre sport et découverte : on peut enchaîner les cols à vélo ou enfiler ses chaussures de randonnée le matin, avant de reprendre des forces autour des spécialités du terroir, puis partir à la découverte des villages et du patrimoine savoyard ou se rafraîchir avec une activité nautique sur l’un des plans d’eau du territoire. Un terrain de jeu idéal pour varier les plaisirs et découvrir un territoire façonné par la montagne. Je vous propose ici 13 activités à faire autour d’Albertville.

Nathalie Baillon
Nathalie Baillon
Nathalie est une cycliste ultra basée en Isère. Elle participe à de nombreuses courses de bikepacking mais aime aussi les voyages à vélo plus lents. On la trouve surtout dans les régions montagneuses.

1. Découvrir l’héritage olympique

Après mon arrivée en gare, je me rends à vélo au Base Camp Lodge, un établissement avec tout ce qu’il faut sur place pour passer un agréable séjour sportif : restaurant, bar, piscine et spa. La décoration est moderne, avec de nombreux clins d’œil à l’univers de la montagne et aux Jeux Olympiques.

Je déjeune sur place d’une truite des Alpes façon ceviche et d’un ananas colada en guise de dessert, puis je profite de cette première journée calme pour visiter la cité olympique.

Plus de trente ans après, l’héritage olympique est toujours très présent à Albertville. Les infrastructures et équipements construits pour les Jeux ont été réutilisés et intégrés au territoire. Quelques symboles sont également restés en place, comme la vasque olympique et le porte-drapeau, témoins de cette période qui a marqué la ville.

Albertville porte drapeau 1

Je profite donc d’une visite guidée du Tremplin 92 pour en apprendre plus sur la région et plonger dans l’histoire des Jeux Olympiques d’hiver de 1992. J’ai particulièrement aimé les images d’archives de la cérémonie d’ouverture des JO de 92, la première à offrir un spectacle mêlant danse, cirque et musique qui a marqué les esprits.

Le centre est très interactif et plaira également aux enfants : il est notamment possible de dévaler une piste de bobsleigh ou de s’essayer au parapente en réalité virtuelle.

2. Faire le plein de sensations fortes et se rafraîchir au WAM Park

Je découvre un autre aspect du territoire qui m’a surprise : le nombre de plans d’eau et de lieux permettant de pratiquer des activités nautiques autour d’Albertville. Je pars donc me rafraîchir au WAM park, une base de loisir nautique située à Montailleur, à 15km d’Albertville.

Le site propose une multitude d’activités : jeux gonflables sur l’eau, toboggans aquatiques, wakeboard, ski nautique, accrobranche, murs d’escalade dans l’eau… Il y a de quoi passer facilement une journée sur place entre amis ou en famille.

J’ai d’abord testé le téléski et le wakeboard. Malgré des intervenants sympathiques et de bons conseils, j’ai finalement vite abandonné. Lorsqu’on débute, les chutes sont fréquentes et l’on passe du temps dans la file d’attente. À noter toutefois que des sessions dédiées aux débutants avec vitesse réduite sont organisées certaines matinées.

Je me suis donc rabattue sur les toboggans, parfaits pour faire monter un peu l’adrénaline ! Les différents niveaux de difficulté permettent de progresser en douceur et m’ont permis de prendre confiance avant de me lancer sur les parcours les plus impressionnants.

J’ai terminé par un passage sur les structures gonflables sur l’eau, de quoi s’amuser des heures entre amis. Et pour ceux qui voudraient se reposer, il y a également un espace terrasse avec restauration mais je n’ai même pas eu le temps de me poser ! 

WAM park jeux gonflables 1

Il fallait que je retourne au Base Camp Lodge pour effectuer le check-in de mon vélo pour la BikingMan Aura qui aurait lieu le lendemain. Après la pasta party, je regagne ma chambre, située au premier étage et offrant une belle vue sur les montagnes. Je termine quelques préparatifs avant de m’endormir.

3. Vibrer au rythme de grands événements cyclistes

Avec 52 cols situés à moins de 50 km, le Pays d’Albertville offre un terrain de jeu exceptionnel pour le vélo de route. Ce territoire, idéal pour les amateurs de dénivelé, accueille régulièrement de grands rendez-vous cyclistes, comme le Tour de France, mais aussi l’Étape du Tour qui permet aux cyclosportifs de se mesurer à certains des cols les plus emblématiques des Alpes.

Mais cette année, la ville a été le départ d’une épreuve d’un autre genre : la BikingMan AURA, une course d’ultra-distance en autonomie, proposée en deux formats de 500 et 1 000 km.

Le 19 juillet à 7h, je prends donc le départ du BikingMan AURA Half. L’itinéraire s’annonce aussi spectaculaire qu’exigeant et, pendant près de 24 heures, je retrouve ce que j’aime dans l’ultra-cyclisme : découvrir un territoire à la seule force de mes jambes.

Femme cycliste au départ de la BikingMan AURA

Je m’élance d’Albertville avec les autres participants, grimpe dans les Bauges par le col de Tamié, puis longe le lac d’Annecy avant d’attaquer le Grand Colombier. Je me retrouve rapidement dans le trio de tête, mais une erreur de parcours liée à un changement de trace de dernière minute me fait perdre une place. De retour sur le bon itinéraire, je poursuis jusqu’au sommet avant de mettre le cap sur le massif de la Chartreuse, où je profite du checkpoint pour manger et changer de cuissard.

Cycliste au ravito de la BikingMan

La trace passe ensuite à quelques kilomètres de chez moi alors que la nuit tombe, mais je poursuis sans m’arrêter vers la Croix de Fer. Je savoure le lever de soleil au col de la Madeleine avant l’ultime descente vers Albertville.

Je franchis la ligne d’arrivée le lendemain matin à 7 h, en première position féminine et à la 3eme place du classement général, malgré de fortes douleurs au dos. 

Femme cycliste à l'arrivée du BikingMan AURA Half

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, j’arrive juste à temps pour profiter du petit déjeuner au Base Camp Lodge !

 4. S’offrir une pause bien-être avec un massage sportif

Après ces 24 heures de course, la journée est consacrée à la récupération

À quelques pas de mon hébergement, au sein de l’Espace des Cimes, se trouve O2Mains, un espace dédié au bien-être. J’y suis accueillie par Grégory, qui me présente son massage comme à mi-chemin entre les approches d’un kinésithérapeute et d’un ostéopathe.

J’apprécie particulièrement la personnalisation du soin : le rendez-vous commence par un échange pour identifier mes attentes et les zones à privilégier ou à éviter. De plus, les huiles de massage utilisées sont produites localement, avec des essences de sapin et d’épicéa. 

J’ai opté pour un massage relaxant et autant dire que je n’ai pas mis longtemps à m’endormir. Au réveil, je me sens parfaitement détendue, les douleurs liées à la course ont disparu et Grégory a même eu la délicatesse de ne pas me faire remarquer mes ronflements, malgré un nez bien bouché !

5. S’accorder une pause gourmande au bistrot

Après cette parenthèse de bien-être, direction le centre-ville d’Albertville et le restaurant l’Art Lie avec Sabine.

L’établissement se trouve en face de la véloroute V62, qui relie Albertville à Annecy. Une adresse qui se prête donc particulièrement bien à une halte pour les cyclistes de passage.

Nous nous installons sur la terrasse en bord de rivière, un cadre particulièrement agréable et reposant. L’accueil est chaleureux et l’ambiance conviviale, tandis que la carte met à l’honneur une cuisine française soignée, avec des produits frais et des plats travaillés.

6. Plonger dans l’histoire de Conflans, le cœur historique d’Albertville

Le lendemain, je laisse le vélo de côté pour visiter Conflans, la jolie cité médiévale qui domine Albertville.

Vue sur Conflans

Je suis accompagnée par la guide-conférencière Pascale, une passionnée passionnante. Elle connaît l’histoire de la cité dans les moindres détails et ponctue la visite de nombreuses anecdotes.

J’ai notamment adoré les jeux de mots liés aux enseignes, comme celui indiquant qu’« au lit, on dort » (Lion d’Or) ou encore « au vin, sans eau » pour préciser qu’ils ne coupaient pas le vin à l’eau dans cet établissement. 

C’est exactement le genre de visite que j’apprécie : on ne découvre pas seulement l’architecture d’un lieu, mais aussi les histoires qui lui donnent vie.

Au fil des ruelles pavées, on découvre la porte de Savoie, l’une des anciennes entrées de la cité, l’église Saint-Grat, dont l’intérieur richement décoré mérite le détour, ou encore la tour Sarrasine et son jardin, qui offrent un superbe point de vue sur Albertville et les montagnes environnantes.

Sur la Grande Place, impossible de manquer la Maison Rouge, reconnaissable à sa façade en briques et à son architecture Renaissance. Elle abrite aujourd’hui le Musée d’art et d’histoire, qui permet de prolonger la découverte du patrimoine et de l’histoire de la ville.

7. Prendre de la hauteur avec de l’accrobranche au fort de Tamié

Je poursuis la journée au fort de Tamié, perché au-dessus de la vallée. Un food truck propose des salades, des pokés, des burgers et des smoothies, tandis qu’un bar sert des boissons et des snacks sucrés, dont de délicieuses glaces fermières.

Mais l’objectif principal de ma visite est l’accrobranche. Plusieurs parcours, de différents niveaux de difficulté, sont proposés, ainsi qu’une via ferrata et une tyrolienne géante. Les parcours se déroulent en pleine forêt, avec une magnifique vue sur la vallée.

Toutefois, le jour de ma visite, l’un des parcours était fermé et un autre avait été raccourci. Des arbres sur lesquels étaient installées certaines structures avaient été arrachés par un violent orage survenu quelques jours auparavant. C’était assez impressionnant !

Malgré cela, je me suis vraiment amusée. Et comme le site compte de nombreux parcours, il n’y a finalement peu d’attente. Le site mériterait cependant quelques indications supplémentaires : certains départs de parcours étaient un peu difficiles à trouver.

Lors de l’attente pour la tyrolienne géante, j’ai eu droit à une remarque assez mémorable d’un enfant devant moi.  En me voyant avec une caméra, il me demande :
« T’es influenceuse ? T’as combien d’abonnés ? ». Puis il conclut, très sérieusement : « T’as tout vécu, tu peux mourir maintenant ! ». Personnellement, j’espère encore profiter de la vie un certain nombre d’années !

grande tyrolienne 1

8. Se ressourcer à l’Abbaye de Tamié, une parenthèse hors du temps

À quelques kilomètres du fort se trouve l’Abbaye Notre-Dame de Tamié, une abbaye cistercienne, nichée dans un écrin de verdure, au cœur des montagnes. Elle est encore aujourd’hui occupée par une communauté de moines cisterciens-trappistes.

Abbaye de Tamié vue au drone

Le contraste avec la visite du fort est saisissant. Ici, l’atmosphère devient immédiatement beaucoup plus calme et le site invite naturellement à ralentir. Si l’abbaye reste avant tout un lieu religieux et monastique, où il est notamment possible de faire une retraite, son cadre paisible en fait également un endroit propice à la randonnée et à la contemplation.

Une visite guidée permet de découvrir les abords de l’abbaye ainsi que son église, particulièrement sobre. Le contraste est d’autant plus frappant avec l’église de Conflans, visitée le matin même, dont les styles baroque et néoclassique offrent une toute autre ambiance.

Je termine la visite avec la dégustation du Tamié, le célèbre fromage à pâte pressée non cuite, fabriqué sur place par les moines. Avec sa croûte orangée et sa pâte crémeuse, il fait partie des spécialités bien connues de la région.

Fabrication du fromage de Tamié

Un délice ! Je repars donc avec un fromage acheté dans la boutique située à l’entrée de l’abbaye, où l’on trouve également d’autres produits locaux ainsi que la dernière librairie religieuse de Savoie.

Fromage de Tamié

9. Profiter d’une ambiance américaine le temps d’un repas

Pour terminer cette journée bien remplie, direction le Jet Road 73, un American diner installé au bord du plan d’eau de Sainte-Hélène-sur-Isère.

À l’intérieur, la déco colorée plonge immédiatement dans l’ambiance typique des diners américains. Nous nous installons en terrasse pour profiter de l’ambiance du lac. La carte propose des burgers et salades mais aussi toute une gamme d’activités nautiques : jet-ski, flyboard, pédalo, paddle ou bouée tractée.

La nourriture est bonne et l’ambiance est décontractée, même si à l’approche de l’heure de fermeture, on nous fait comprendre qu’il est temps de lever le camp. 

Salade de chèvre en terrasse avec vue sur le lac au Jet Road 73

10. Randonner aux lacs des Tempêtes

Le lendemain, je retrouve Paul, accompagnateur en moyenne montagne, pour partir à la découverte des lacs des Tempêtes, dans le Beaufortain.

La randonnée commence à Bénétant, d’abord tranquillement sur une piste avant de devenir progressivement plus technique et plus raide, à proximité de la cascade du Dard.

Je grignote des myrtilles et des framboises cueillies le long du chemin, tout en écoutant les explications de Paul sur la faune, la flore et la géologie qui façonnent ses lieux. 

Après cette première montée, nous atteignons un plateau d’alpage où le sentier redevient plus facile. Nous continuons de longer un cours d’eau et je suis étonnée par le nombre de grenouilles croisées sur le sentier.

Un deuxième alpage se dévoile ensuite, avant d’apercevoir les premiers lacs. D’abord le lac Vert, qui porte bien son nom, puis un splendide panorama sur les lacs des Tempêtes. C’est ici que nous faisons une pause pique-nique, avec une sélection de bons produits locaux à déguster en admirant le paysage.

Il est possible de prolonger la randonnée vers le col de la Louze, tandis que notre itinéraire prévoit un retour par le col de la Torche. En prenant de la hauteur, j’aperçois sur le versant d’en face les traces d’anciennes ardoisières.

Cette randonnée s’adresse plutôt aux marcheurs chevronnés mais le Pays d’Albertville offre de très nombreuses autres randonnées, adaptées à tous niveaux.

Le territoire bénéficie d’ailleurs d’une situation privilégiée, au croisement de plusieurs massifs : les Bauges, le Beaufortain, les Aravis et la Lauzière. Une diversité qui se ressent sur les sentiers, avec des paysages qui changent complètement d’un secteur à l’autre.

11. Déguster des spécialités savoyardes au Chalet des Trappeurs 

Le soir, retour au col de Tamié pour dîner au Chalet des Trappeurs, une adresse qui joue à fond la carte de l’ambiance montagnarde. À l’intérieur, le bois est roi : murs, poutres et mobilier composent un décor rustique et chaleureux, ponctué de détails qui évoquent l’univers des trappeurs et des refuges d’altitude. 

Dans l’assiette, place aux spécialités savoyardes : tartiflette, raclette ou encore fondue… Ici, on n’est pas venu s’affûter, mais plutôt pour refaire les stocks après une grosse sortie !

12. Explorer le territoire à VTT

Pour cette dernière journée au Pays d’Albertville, il est enfin temps de remonter sur le vélo. Mais cette fois, je change de monture, c’est à VTT que je pars explorer les pistes du territoire !

Je retrouve Stéphanie Bonfils, accompagnatrice vélo et fondatrice de l’agence de voyages à vélo Bike and Trip, ainsi que son compagnon Jessy, pour une sortie en mode cross-country

Direction le fort de Tamié, que nous rejoignons par des chemins forestiers parfois très abruptes. Après la BikingMan quelques jours plus tôt, je sens que les jambes n’ont pas encore totalement récupéré… Les montées piquent donc un peu plus qu’habituellement, mais le plaisir de rouler est là !

Après une descente par ces mêmes chemins, nous mettons le cap sur O’Cyclo, le café-restaurant cycliste de Stéphanie, installé dans le centre-ville d’Albertville, sur l’impressionnante place de l’Europe.

L’adresse bénéficie d’une jolie vue sur le Dôme et les Bauges en arrière-plan d’un côté, et sur la cité médiévale de Conflans de l’autre. À l’intérieur, l’ambiance est résolument cycliste, avec une décoration ponctuée de clins d’œil au vélo.

O’Cyclo fait aussi office de petite caverne d’Ali Baba pour les cyclistes : un atelier pour les réparations, des barres énergétiques et tout ce qu’il faut pour régler les petits soucis mécaniques avant de repartir. 

Au menu : quiche, salade et ginger beer pour reprendre des forces. Les desserts, eux aussi, me font de l’œil, mais impossible de quitter Albertville sans une dernière étape…

13. Succomber aux douceurs du Carré Noir, artisan chocolatier et glacier

Comme je suis particulièrement accro au chocolat, je ne pouvais évidemment pas faire l’impasse sur le Carré Noir de Franck Jouffre, artisan chocolatier et glacier, installé à quelques pas. Torréfacteur de cacao, il maîtrise l’ensemble du processus de production: une démarche rare. Le laboratoire vitré, visible depuis la boutique, permet d’ailleurs aux visiteurs d’observer ce travail artisanal.

Après cette immersion dans l’univers du chocolat, je me laisse naturellement tenter par une dégustation. J’accompagne les chocolats d’un thé au cacao et aux épices : un véritable coup de cœur !

Au revoir, Albertville!

Avant de prendre le train direction Grenoble, je profite encore de quelques heures pour sillonner les environs en solo. Je passe par Conflans, puis pars à la découverte du massif de la Lauzière, avant de revenir par le lac de Grignon. 

De quoi terminer agréablement cette escapade riche et variée, qui me donne clairement envie de revenir très vite ! En attendant, j’ai rempli mes sacoches de spécialités locales pour prolonger un peu le séjour.

Produits locaux souvenirs d'Albertville