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Week-end dans le Berry – Cheval et gastronomie

16 Mai 2017 | Centre - Val de Loire | 0 commentaires

Le Berry. Je suis sûre que nombre d’entre vous ne savent pas où le placer sur la carte… A vrai dire, je ne le savais pas non plus avant de chercher sur Google Map. Et de me rendre compte que cela fait partie des coins que je ne connais pas du tout. Aucun nom de ville qui m’évoque quelque chose, pas de spécialité culinaire que j’ai déjà goûtée… Rien ! En fait, comme beaucoup, je ne connais pas du tout le centre de la France. Ce constat fait, j’avais grande envie d’y remédier. Quelques recherches plus tard, je me rendais compte que le Berry semblait offrir de jolis coins de campagne… idéal pour moi, amoureuse de nature ! C’est décidé,  je devais y faire un tour !  Au programme, un week-end « cheval et gastronomie » dans le Berry ! Vous venez ?

Jour 1 – Randonnée à cheval

J’ai (très) souvent envie de découvrir des régions à cheval. Mais c’est encore plus flagrant pour le Berry, qui semble idéal pour les amateurs de grands espaces.  Réservation est donc faite pour une journée de balade à cheval à la découverte du Berry avec l’écurie Laleuf Loisirs, située à Saint-Maur, près de Châteauroux. (Edit: j’y suis retournée l’année d’après, pour faire un séjour en roulotte avec un cheval cette fois!)

Partie de Paris au petit matin, j’arrive très nettement en avance après 2h30 de route (quand il s’agit d’aller monter à cheval, je n’ai bizarrement jamais de problème pour me lever !). Je suis accueillie par Hugo, qui me propose en attendant de l’accompagner chercher un cheval de trait qui doit être attelé. Parfait, cela me permet de découvrir les lieux ! Bonne surprise, Laleuf Loisirs possède 120 hectares de terrain pour 80 chevaux. Oui, vous avez bien lu, c’est énorme ! Pour moi qui suis habituée aux petites tailles des surfaces réservées aux chevaux en Alsace, autant vous dire que c’est le paradis… Les chevaux peuvent donc vivre toute l’année en troupeau et tourner sur les différentes parcelles. Une vraie vie de cheval comme je les aime !

Côté chevaux, il y en a pour tous les goûts, niveaux et envie : chevaux de traits pour faire un peu d’attelage (et même partir en voyage en roulotte… Voilà quelque chose qu’il faudra que je teste, à l’occasion !), poneys pour les plus jeunes et chevaux de loisirs de caractères et gabarits variés. Un beau troupeau qui peut ainsi accueillir des cavaliers débutants, confirmés mais aussi handicapés grâce à du matériel adapté.

Nous nous mettons ensuite en route vers un autre pré pour aller chercher nos chevaux. Ma partenaire du jour s’appelle Bohémia, c’est une jolie jument grise de 6 ans née chez Laleuf Loisirs. L’écurie fait en effet un peu d’élevage afin d’assurer le renouvellement de sa cavalerie.  Un petit bout de pain et la demoiselle se laisse facilement attraper, tout va bien.

Après les avoir préparés, en route pour la journée de balade à cheval ! J’ai de la chance, il fait beau et je vais donc pouvoir admirer les paysages du Berry sous le soleil.  De plus, mon accompagnateur Hugo est un passionné, respectueux des chevaux et très sympa : la randonnée s’annonce parfaite !

Imaginez-vous qu’il y a autour de Laleuf Loisirs 800 hectares de forêt (à mes amis cavaliers qui rêvent de forêt : ne vous étouffez pas tout de suite, même si j’avoue être extrêmement jalouse aussi !). Autant dire qu’il y a de quoi faire pour les amateurs de randonnées équestres : il est possible de faire des jours de randonnée sans passer par des routes !

En prime, il est possible de varier les plaisirs. De notre côté, notre itinéraire nous mènera vers des paysages variés : de la forêt, mais aussi des champs et de nombreux étangs. Nous sommes en effet à la limite entre la champagne berrichonne et le Parc naturel régional de la Brenne, connu comme le « pays aux mille étangs ». C’est plat mais vraiment joli !

Pour le déjeuner, nous faisons une pause à l’auberge La Rigolette, située au bord de l’étang Duris. L’occasion de découvrir une des spécialités du coin : la friture de carpes et d’éperlans. La friture de carpes est délicieuse, j’ai en revanche un peu plus de mal avec celle d’éperlans, non à cause du goût mais des yeux des poissons qui semblent m’observer… Oui, c’est psychologique ! Après un bon petit dessert maison, nous voici repartis à cheval !

Bohémia a un vrai pas de cheval de randonnée et est en pleine forme : on voit que ce sont des chevaux qui ont l’habitude de faire des kilomètres. Elle est calme tout en étant dynamique et a des allures très souples : vraiment agréable ! Nous faisons quelques beaux galops, les chemins s’y prêtent particulièrement bien.

Je découvre avec grand plaisir les paysages de nature verdoyante du Berry, ses étangs aux superbes reflets et ses chemins qui semblent être infinis. En environ 5h de randonnée, nous ne ferons que 10 minutes de route et ne croiserons qu’une voiture ! Le rêve, tout simplement ! Je songe d’ailleurs à revenir en vacances avec Obiwan (mon cheval, pour ceux qui n’ont pas suivi !).

Après environ 25/30km, nous voici de retour à l’écurie. Après avoir dessellé les chevaux, je discute avec Christian, actuel propriétaire des lieux qui laissera bientôt la place à Hugo (mais sans s’arrêter tout de suite, il a bien trop d’énergie à revendre !). Christian a créé de toutes pièces la structure et en a vraiment fait un endroit sympathique.  Encore une belle journée qui restera gravée dans ma mémoire !

Nuit au Clos des Aubrys

Je loge à la chambre d’hôtes Le Clos des Aubrys, située à Saint-Maur également et tenue par la sympathique Sandra. Sandra était auparavant infirmière et avait toujours rêvé d’ouvrir une chambre d’hôtes. Un jour, son mari l’appelle et lui dit « ça y est, j’ai trouvé la maison qu’il te faut ! ».  Il s’agissait bien du Clos des Aubrys, pour lequel le couple a tout de suite eu un coup de cœur. On comprend rapidement pourquoi : il s’agit d’une très belle maison en pierre comprenant plusieurs bâtiments indépendants. Assez idéal !  De nombreux travaux plus tard, la chambre d’hôtes ouvrait et les premiers clients arrivaient.

Sandra a bien fait de réaliser son rêve : le lieu est vraiment réussi. La localisation est très surprenante (à l’entrée d’une zone commerciale, pas franchement glamour) mais on l’oublie totalement une fois le portail passé. A l’intérieur, la décoration mêle éléments anciens (comme un ancien râtelier ou une cuisinière d’époque) et plus modernes. Les chambres sont très grandes et confortables et possèdent de belles salles de bain.

Du côté des espaces communs, on trouve un joli petit salon et une grande salle à manger possédant un coin cuisine. Enfin, un jardin et une piscine complètent l’ensemble. Il y a également un gîte à louer, pour ceux qui veulent être totalement indépendants.

Le Clos des Aubrys ne propose pas de table d’hôtes mais il est possible de commander un plateau repas, qui est réalisé par un restaurateur de Châteauroux. En général un peu sceptique sur les plateaux repas, je dois dire avoir été vraiment séduite par celui-ci, qui est très bon !

Le petit déjeuner servi est copieux et savoureux : pain, croissant, confitures maison, yaourt maison, salade de fruits frais, pâtisserie maison, thés Dammann et Mariages Frères… Je me régale !

Vous l’aurez compris, c’est une bonne adresse que je vous recommande chaleureusement. Côté tarifs, on est entre 90€ et 105€ la nuit pour 2 personnes, petit déjeuner inclus: un bon rapport qualité-prix!

Jour 2 – A la découverte de l’AOP du Valencay

Visite de la ferme de la Fringale

Le lendemain matin, après le bon petit déjeuner du Clos des Aubrys, je me mets en route pour la Ferme de la Fringale, située à Veuil. Il s’agit d’une ferme élevant des chèvres et fabriquant elle-même son fromage. La production de fromage de chèvre est assez importante dans le coin puisqu’il s’agit du lieu de production de l’AOP Valencay, une AOP désignant un fromage de chèvre et du vin. J’avoue que je ne la connaissais pas, même si j’ai certainement déjà dû voir ces fromages de chèvre cendrés en forme de pyramide sur l’étal des fromagers.

Je suis accueillie par Isabelle Genevier, propriétaire de la Ferme de la Fringale, qui me fait visiter les lieux. Je découvre ainsi comment est produit le fromage à partir du lait produit par les 200 chèvres de la ferme. Le lait, la pressure, le moulage à la louche, la cave d’affinage… Isabelle me montre les différentes étapes de production du fromage, qui semblent simples sur le papier mais requièrent de toute évidence une sacrée expérience. Le fromage au lait cru est un aliment vivant et réagit donc beaucoup en fonction du milieu extérieur : températures, humidité, bactéries… Illustration amusante, l’accès à la fromagerie est d’ailleurs impossible pour des personnes ayant visité des caves de roquefort peu de temps auparavant, du fait de la bactérie penicillium roqueforti qu’elles contiennent. Il s’agit de la même que celle qui se développe sur le Valencay, mais il en faut ni trop, ni trop peu, et cet équilibre pourrait facilement être bouleversé ! Il faut tout le temps faire des ajustements lorsque l’on fabrique du fromage, il n’y a que peu de règles qui valent en toutes circonstances.

Nous allons ensuite rendre visite aux chèvres, qui ont un grand hangar à disposition mais peuvent également sortir dans plusieurs hectares de prairies. J’ai beaucoup aimé l’état d’esprit d’Isabelle qui veille au bien-être de ses animaux. Installée en 2015, elle a par exemple décidé d’arrêter d’écorner les chèvres, considérant cette pratique traumatisante pour les animaux et choisissant de leur laisser plus d’espace pour limiter les blessures. Elle fait aussi sortir ses chèvres dans plusieurs hectares de terrain, malgré les contraintes supplémentaires que cela entraîne, et souhaite arrêter la pratique du désaisonnement, qui consiste à créer des conditions artificielles pour que la chèvre mette bas deux fois par an au lieu d’une.

C’est la saison des naissances et un chevreau est né quelques jours avant… je lui donne le biberon, un gros moment d’émotion: il est adorable!

Pour finir cette visite, nous dégustons le fromage de la ferme accompagné d’un vin de l’AOP du même nom. C’est délicieux !

Visite de la fromagerie P. Jacquin et Fils

Pour poursuivre cette découverte de l’AOP Valencay, je vais visiter la fromagerie P. Jacquin et Fils, qui existe depuis 1947. Cette fois, il s’agit exclusivement d’une fromagerie : il n’y a ici pas d’élevage, le lait est récolté dans les fermes environnantes tous les jours.  Du fait de sa localisation au croisement entre les territoires de plusieurs AOP, la fromagerie produit non seulement du Valencay, mais encore, par exemple, du Selles-sur-Cher et du Saint-Maur de Touraine. Le bâtiment est imposant et donne une impression industrielle, mais la visite de la fromagerie (au travers de vitres : on ne peut y rentrer) montre bien la réalité très artisanale de la fabrication. Il est par exemple impressionnant de voir les ouvriers saler et cendrer les fromages un par un, ce qui demande un sacré coup de main (3 ans pour apprendre à le faire parfaitement !).

Domaine viticole Francis Jourdain

Le Valencay, c’est du fromage mais aussi du vin ! J’ai le plaisir de découvrir les vins du domaine Francis Jourdain lors d’une dégustation de vins accompagnée de fromages de la fromagerie Jacquin et d’autres spécialités berrichonnes, comme le pâté berrichon, la galette de pommes de terre ou encore la salade de lentilles vertes du Berry. Il existe des vins de Valencay blancs, rouges et rosés, tous étant des assemblages de plusieurs cépages. J’ai beaucoup aimé le vin blanc que j’ai goûté (je ne bois pas de rouge du tout), frais et s’accordant parfaitement avec le fromage de chèvre. Une belle découverte!

Un rapide petit tour des vignes (vu la pluie, on n’avait pas très envie de s’attarder) et de la cave plus tard, il est temps de quitter ce beau Berry… Avec l’envie d’y revenir bientôt ! J’ai repéré quelques beaux châteaux et de belles balades à faire…

Carte du week-end dans le Berry

 

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